«Les enfants semblent avoir une façon différente de gérer toutes ces émotions-là.»

Les témoignages d'amour abondent

La petite Zoé Bernard s'est peut-être transformée en papillon, la semaine dernière, mais elle continuera de vivre dans le coeur de ceux qu'elle a touchés. Localement, son histoire a secoué toute la communauté bromontoise.
Ian Goudreault l'a vue grandir à Bromont, où sa fille fréquentait le même établissement scolaire. «Zoé, c'est une preuve de courage. Son cheminement était impressionnant», a-t-il confié à La Voix de l'Est. Geneviève Bédard, dont la fille fréquentait aussi la même école, a été frappée en plein coeur par le drame.«
À Bromont, j'ai le sentiment que toute la ville était ralliée derrière la famille. Ça doit être tellement dur pour les parents, disait-elle quelques instants avant les obsèques de la fillette. Il n'y a rien de plus triste que de perdre un enfant.» Nina Matsuo avait pris part à l'envolée de lanternes pour Zoé, en décembre dernier. «On s'était déguisées en princesses pour elle, et c'est comme ça que je l'ai connue. Elle avait des étincelles dans les yeux», se souvient la jeune femme. Même si elle n'avait pas été très proche de Zoé, l'annonce de son décès l'a profondément touchée. «C'est vraiment venu me chercher, confie-t-elle. C'est quelque chose que tu ne comprends pas, tu ne peux pas imaginer que ça puisse arriver. C'est vraiment triste pour cette belle famille qui semble si unie.»
Heureusement, le choc semble avoir été bien encaissé par les plus jeunes, croit Mme Bédard. «Les enfants semblent avoir une façon différente de gérer toutes ces émotions-là, avance-t-elle. L'école a vraiment bien fait ça: les enfants avaient des nouvelles de Zoé et ils ont eu la chance de lui dire qu'ils l'aimaient de plein de façons.»
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