Claudette Giguère, directrice générale de la Corporation de développement communautaire (CDC) de Brome-Missisquoi, dénonce les coupes dans le programme Emplois d'été Canada et subies par les organismes communautaires de la région.

Les services du programme Emplois d'été Canada écopent

La Corporation de développement communautaire (CDC) de Brome-Missisquoi dénonce les coupes dans le programme Emplois d'été Canada et subies par les organismes communautaires de la région, qui se font ressentir en période de vacances.
La subvention permet d'ordinaire aux entreprises et organismes d'employer des étudiants durant la période estivale, permettant ainsi aux employés réguliers de prendre des vacances.
« Ces coupures ne sont pas sans effets », mentionne Claudette Giguère, directrice générale de la CDC de Brome-Missisquoi, par voie de communiqué.
« Quand on parle d'impacts sur la population, nommons des compressions d'heures d'ouverture allant jusqu'à la fermeture temporaire ou la réduction des activités et des services offerts », précise-t-elle. 
 D'autant plus, dénonce-t-elle, que les organismes communautaires ne roulent généralement pas sur l'or. 
« Nous savons que dans d'autres circonscriptions, le programme Emplois-été étudiant a été un peu plus généreux. Nous souhaitons simplement pour le futur qu'il y ait une meilleure équité dans le nombre de semaines attribuées pour que nos organismes puissent maintenir leurs services tout au long de l'année », conclut-elle.
Pas adapté
« On a été chanceux », débute Caroline Plate, coordonnatrice du Sac à mots, un organisme de Cowansville oeuvrant principalement en alphabétisation. « Cette année, [nous] on a encore eu la subvention ». Un étudiant universitaire pourra donc être présent pendant huit semaines durant l'été et permettra aux employés réguliers de prendre des vacances en toute quiétude, sans que les services offerts par l'organisme écopent. 
Cependant, le montant ne permet que ces huit semaines de boulot, ce qui n'est pas adapté aux réels besoins de l'organisme et de l'étudiant. « Huit semaines, c'est très court. La période d'inactivité de l'étudiant universitaire commence au mois de mai, et on ne peut pas lui offrir un travail tout l'été. Même si on l'a eue [la subvention], c'est pas vraiment adapté. Ni à l'étudiant, ni à nos besoins, qui seraient plus grands », fait-elle valoir. 
La coordonnatrice croit que son organisme a bénéficié du fait qu'il opère dans le secteur de l'éducation, où se retrouvent peu d'organismes communautaires, comparativement au domaine de la santé et des services sociaux. 
Cette réflexion trouve écho chez Joyce Thibault, directrice de la Maison des jeunes Le Trait d'Union, à Cowansville. 
« Il semblerait que nous soyons la seule région qui ne priorise pas les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux dans l'octroi des subventions, selon le sondage auprès des maisons des jeunes du Québec », précise celle qui doit composer sans employé-étudiant depuis deux étés à cause des coupes.