L’étude s’attardera principalement à la réalité des services d’incendies des plus petites municipalités, soit Shefford, Waterloo et Roxton Pond/Sainte-Cécile-de-Milton.
L’étude s’attardera principalement à la réalité des services d’incendies des plus petites municipalités, soit Shefford, Waterloo et Roxton Pond/Sainte-Cécile-de-Milton.

Les services des incendies sous la loupe en Haute-Yamaska

La desserte en sécurité incendie pourrait-elle être plus efficace sur le territoire de la Haute-Yamaska? La MRC a lancé un appel d’offres afin qu’une étude d’opportunité sur la viabilité économique, organisationnelle et technique d’un projet de coopération intermunicipale soit réalisée.

L’étude s’attardera principalement à la réalité des services d’incendies des plus petites municipalités, soit Shefford, Waterloo et Roxton Pond/Sainte-Cécile-de-Milton, précise d’emblée le préfet de la MRC, Paul Sarrazin. 

«Si Granby ne fait pas partie de l’étude, ce n’est pas parce qu’elle ne voulait pas. Mais la réalité de la ville de Granby, par l’ampleur de son service, n’est pas la même que pour les autres municipalités», souligne celui qui est également maire de Sainte-Cécile-de-Milton. 

Paul Sarrazin affirme que l’objectif visé est d’effectuer une analyse complète de la desserte actuelle, notamment à la lumière des enjeux de coûts et de rétention des pompiers volontaires, afin de cibler les approches à privilégier.  

Cette étude sera réalisée, note le préfet, en collaboration avec les directeurs des services d’incendie en place, mais également avec les directeurs généraux ainsi que les élus des municipalités concernées.

«La communication est déjà excellente entre les trois services incendies. Il y a déjà des choses qui se font en commun, comme certains types d’intervention. Mais est-ce qu’on pourrait aller plus loin?», s’interroge le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin.

Aller plus loin 

«La communication est déjà excellente entre les trois services incendies. Il y a déjà des choses qui se font en commun, comme certains types d’intervention. Mais est-ce qu’on pourrait aller plus loin? Il n’y a pas de problématique entre nous. Mais nous avons plutôt des problématiques communes», fait valoir Paul Sarrazin.  

Les coûts, par exemple, sont toujours en augmentation, relève-t-il. 

Est-ce qu’il serait possible d’en minimiser l’impact, tout en continuant à offrir les services auxquels les citoyens s’attendent? Est-ce que la gestion de trois services d’incendie autonomes est toujours d’actualité ou leur regroupement pourrait se traduire par des gains ?, évoque le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska. 

Selon lui, d’autres régions ou MRC québécoises ont aussi réalisé un exercice similaire. Cela s’est traduit par le regroupement de certains services d’incendie dans des MRC, dit-il.  

Paul Sarrazin assure toutefois que le conseil des maires n’a, pour l’heure, «aucune idée préconçue» sur le sujet. Des décisions seront prises à la lumière des recommandations qui seront formulées par la firme qui obtiendra le mandat pour la réalisation de l’étude. 

Le statu quo pourrait figurer parmi les options. Des changements pourraient être proposés à l’intérieur de chaque service d’incendie. Une mise en commun plus importante pourrait aussi être évoquée, avance M. Sarrazin. 

«On a vraiment laissé carte blanche à l’intérieur du document d’appel d’offres pour que le consultant puisse évaluer tout ce qui pourrait être offert et suggéré à la MRC», ajoute le préfet. 

Contrat

Les firmes intéressées à répondre à l’appel d’offres ont jusqu’à ce mardi 28 juillet pour le faire. Le comité technique de la MRC fera par la suite l’analyse des soumissions déposées, selon la grille de pointage approuvée. Le contrat pourrait être accordé en septembre, lors d’une prochaine séance du conseil des maires. 

Les coûts de la réalisation de l’étude sont estimés à quelque 75 000 $. La MRC de la Haute-Yamaska bénéficiera cependant d’une aide financière, accordée dans le cadre d’un programme de la sécurité civile, qui assumera 50 % des coûts, jusqu’à un maximum de 100 000 $, précise Paul Sarrazin.