Les élèves de 4e secondaire Jacob Verdon, Renaud Gagnon, Cédrick Desloges, Louis-Félix Germain et Guillaume Deslandes­ se sont démarqués au concours international L’odyssée de l’objet, axé sur le design industriel.

Les sciences ont la cote à l'école de la Haute-Ville

À voir tous les concours auxquels les élèves participent, les sciences ont assurément la cote à l’école secondaire de la Haute-Ville.

Cinq gars de 4e secondaire se sont récemment démarqués à un concours international appelé L’odyssée de l’objet et visant à promouvoir le métier de designer industriel.

Pendant huit mois, ils se sont réunis en dehors des heures de classe pour élaborer un objet qui, suivant le thème de la survie, devait être à la fois original, compact et de fabrication abordable.

Leur bébé : une « pelle-chaudron » munie de sangles ajustables et faite de polystyrène choc qui permet à la fois de faire cuire des aliments et de se creuser un abri dans la neige « en moins de 10 minutes », assure Guillaume Deslandes, qui faisait équipe avec Cédrick Desloges, Renaud Gagnon, Jacob Verdon et Louis-Félix Germain.

Présentée au concours qui s’est tenu les 4 et 5 avril à Montréal, leur « pelle qui creuse et qui cuit » a hérité du nom de Kiimaa, soit l’équivalent sonore des lettres « p » et « l » en inuktitut. Elle a été conçue en collaboration avec la designer industrielle Véronique Lafont, des Industries de moules et plastiques VIF, à Saint-Hyacinthe.

« Le plus difficile, ç’a été de trouver un objet qui n’existait pas, explique leur enseignante de sciences, Patricia Bazinet. Je suis bien fière de mes gars ! »

S’ils n’ont pas gagné le concours auquel participaient 28 équipes du Québec et d’autres en Belgique, la « pelle-chaudron » s’est avérée le coup de cœur d’un des juges.

Chapeau les filles

Les filles aussi font leur place : deux élèves de 1re secondaire, Bianka Béland et Maxym Lemire, ont remporté un premier prix au concours Les filles et les sciences qui avait lieu à l’École de technologie supérieure de Montréal, en mars.

Elles devaient créer une voiture autopropulsée à l’aide de matériaux recyclés — et ont réussi haut la main. L’expérience leur a donné le goût de poursuivre des études en sciences. Leur prix, un camp de jour à l’école Polytechnique de Montréal, saura sûrement nourrir leurs ambitions.

Tout comme celles de Luz Karine Esmiral Barranco, en 5e secondaire, qui a déniché la 3e place au concours Déplace de l’air tenu à l’école Polytechnique, en février. Avec du matériel imposé, la jeune femme de 18 ans, qui se mesurait aussi à des élèves du collégial, devait construire une mini-éolienne pouvant produire le plus d’électricité possible. Le sien a glané 112 minivolts.

« J’aime beaucoup les sciences, mais j’aimerais me diriger plus au niveau de la santé », dit la Colombienne d’origine, arrivée au pays il y a cinq ans.

Un nouveau profil scientifique à Haute-Ville

L’école secondaire de la Haute-Ville innovera à la prochaine année scolaire, avec un nouveau profil sciences baptisé TESL@.

Offert d’abord en 1re secondaire, il propose deux périodes de sciences supplémentaires et « beaucoup de terrain », indique l’enseignante de sciences Magalie Laplante. Surtout, il sera proposé en collaboration avec le Zoo de Granby.

« Il y aura des conférences, de la recherche et de l’échantillonnage, dit Mme Laplante. On va toucher à tous les métiers scientifiques ainsi qu’à l’environnement. » On promet « des projets stimulants » et une contribution à des recherches scientifiques, par exemple la préservation des chauves-souris en milieu urbain.

L’idée est d’accrocher davantage de jeunes aux sciences, reconnaît Mme Laplante, un domaine où les travailleurs se font rares.

Le nom du profil, TESL@ (pour Technologie et enrichissement en sciences et langues), est un clin d’œil à l’inventeur et ingénieur Nikola Tesla, connu surtout pour ses travaux touchant l’électricité. Il remplacera le profil Projets appliqués.

Un premier groupe de 30 élèves est ouvert et, suivant la demande, un autre pourrait suivre. Aucun prérequis ni coût supplémentaire ne sera exigé. « Il faut juste arriver avec une passion pour les sciences », dit Magalie Laplante. L’école de la Haute-Ville est aussi à la recherche d’autres partenaires.