En tant qu'agent de développement communautaire de Bolton-Est, Alexandre Béchard est l'instigateur du projet-pilote de bouffe de rue qui verra le jour dans la petite municipalité.

Les « rockstars» de l'alimentation débarquent

Devant le franc succès que connaît le projet-pilote de cuisine de rue dans plusieurs arrondissements montréalais, voilà que l'initiative typiquement urbaine trouve écho pour la première fois en région, plus précisément dans la petite localité de Bolton-Est. Les amateurs de popote roulante pourront donc faire un arrêt dans le pittoresque village pour se délecter de cuisine créative au cours des week-ends du 19 et 20 juillet, ainsi que du 16 et 17 août.
Blottie au coeur des Cantons-de-l'Est, la municipalité de Bolton-Est attire de plus en plus de retraités qui viennent y couler des jours paisibles. L'offre de restauration ne suit toutefois pas la cadence, indique l'agent de développement communautaire de la localité, Alexandre Béchard.
«Il y a environ 2000 voitures qui passent ici en semaine et ça va même jusqu'à tripler le week-end durant la saison estivale. C'est sans compter que la population est d'environ 1500 habitants, dont près de la moitié sont des villégiateurs de la région métropolitaine. Comme une grande partie de notre économie est basée sur le tourisme et les résidants saisonniers, les restos sont peu nombreux. En fait, il y en a un seul parce qu'il n'y a pas assez d'achalandage l'hiver. Je suis convaincu qu'une des solutions est d'amener un peu de la ville à la campagne avec la bouffe de rue», explique l'instigateur du projet, qui a récemment pris naissance avec la collaboration de l'Association des restaurateurs de rue du Québec.
Synergie
Au-delà du simple fait d'augmenter l'offre de services, l'attrait d'instaurer un tel projet-pilote consiste aussi à insuffler une nouvelle dynamique au sein du village.
«Si tu veux que les gens connaissent ta municipalité, il faut qu'ils en entendent parler. En amenant les camions de bouffe de rue ici, j'espère créer une synergie avec les autres commerçants du coin», mentionne M. Béchard.
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