Aucun cas de rage du raton, une maladie incurable et mortelle pouvant être transmise à l’humain, n’a été recensé dans la province depuis cinq ans.
Aucun cas de rage du raton, une maladie incurable et mortelle pouvant être transmise à l’humain, n’a été recensé dans la province depuis cinq ans.

Les ratons de la région vaccinés cette semaine

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Ce vendredi et samedi, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) procédera à l’épandage d’appâts vaccinaux dans la région, le tout afin de lutter contre la rage du raton laveur, une maladie qui touche non seulement ce petit mammifère, mais aussi les mouffettes et les renards roux.

Environ 32 municipalités feront l’objet de cet épandage aérien, pour une superficie totale d’environ 1400 m2. Plus précisément dans la région, cette opération se déroulera notamment à Bedford, Dunham, Frelighsburg, Pike River, Saint-Armand, Stanbridge East, Stanbridge Station de même que dans certaines zones de la MRC de Brome-Missisquoi.

La zone de surveillance globale couvre un total de 143 municipalités et se situe à cheval sur l’Estrie et la Montérégie. Elle représente le territoire le plus propice aux nouvelles infections de la rage du raton laveur en raison de sa proximité avec les États-Unis, où de nouveaux cas sont détectés chaque année, notamment dans les États limitrophes du Vermont et de New York.

Aucun cas de rage du raton, une maladie incurable et mortelle pouvant être transmise à l’humain, n’a été recensé dans la province depuis cinq ans. Néanmoins, pour prévenir la réintroduction au Québec de cette maladie, la collaboration des résidents de ce secteur est jugée essentielle par le Ministère. Les citoyens sont invités à communiquer avec lui aussitôt qu’un animal suspecté d’être porteur de la maladie est observé.

Des appâts

Quelque 175 000 appâts médicinaux visant à immuniser les bêtes contre la maladie seront relâchés dans les habitats forestiers, et ce, par des avions circulant à basse altitude. 

Ces petits appâts ressemblent à des «sachets de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki» et dégagent une odeur sucrée irrésistible pour les espèces visées, indique le MFFP. 

Bien que leur enveloppe soit conçue pour résister aux aléas de la météo, ces médicaments sont difficilement repérables par l’humain une fois introduits dans l’environnement.

Le vaccin contenu dans les appâts est jugé sécuritaire, tant pour les humains que pour les animaux domestiques, précise le Ministère, mais s’ils sont imprégnés de l’odeur humaine, ils pourraient perdre de leur attractivité envers les espèces auxquelles ils sont destinés, c’est pourquoi il est préférable de ne pas manipuler les appâts s’ils sont retrouvés intacts dans la nature.

Si à tout hasard, un appât médicinal intact atterrissait dans un lieu passant, dans un champ de récolte ou dans l’environnement d’animaux d’élevage, le Ministère recommande de porter des gants et de jeter l’appât dans un contenant étanche. 

En revanche, si un appât est retrouvé perforé ou brisé, il est recommandé d’utiliser des outils pour en disposer sans contact avec le liquide vaccinal.

Tout aliment ayant été en contact avec l’appât devra aussi être nettoyé. En cas d’ingestion par une personne ou un animal, il faut en informer le Centre canadien des produits biologiques vétérinaires et les autorités du programme provincial de vaccination des animaux sauvages contre la rage du raton laveur du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs au 1 877 346-6763.

Depuis 2006, Québec mène des opérations de contrôle, que ce soit par la vaccination ciblée ou à plus large échelle, l’échantillonnage avec la capture de spécimens pour analyse de même que par la réalisation d’études post-vaccinales où des animaux sont capturés pour effectuer des prélèvements et des analyses permettant de déterminer le taux approximatif de vaccination des bêtes sauvages.

Une telle étude n’aura toutefois pas lieu en 2020 étant donné que l’efficacité des opérations de vaccination a été déterminée au cours des années précédentes, indique le Ministère.

Dans tous les cas, les animaux capturés sont relâchés dans la nature aussitôt les analyses terminées.

Quelque 175 000 appâts médicinaux seront relâchés dans les habitats forestiers, et ce, par des avions circulant à basse altitude.  Ces petits appâts ressemblent à des «sachets de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki» et dégagent une odeur sucrée irrésistible pour les espèces visées, indique le MFFP.