Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La présidente de l’ACBVLB, Michelle Champagne.
La présidente de l’ACBVLB, Michelle Champagne.

Les projets se multiplient pour l’ACBVLB

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
Après avoir connu un franc succès avec la réhabilitation du lac Bromont, qui se poursuit, l’organisme Action conservation du bassin versant du lac Bromont (ACVBLB) voit maintenant son mandat s’élargir. Les projets se succéderont donc en 2021.

La qualité de l’eau du lac Bromont a de quoi faire l’envie de bien d’autres régions à travers le Québec. Tout ceci grâce à l’opération Phoslock réalisée en 2017. L’épandage de tonnes de lanthane, une première au Québec, a porté ses fruits. L’association poursuivra encore pour (au moins) trois ans le suivi des paramètres de l’eau. Il s’agissait d’une des exigences du ministère de l’Environnement pour donner son aval à l’initiative impliquant l'utilisation de terre rare.

Les prochains mois marqueront par ailleurs la fin du vaste projet de recherche qui a mené à la réhabilitation du lac. «Dès la fin de l’année, on devrait être en mesure de publier un guide à l’intention des autres associations de lacs à travers la province et les municipalités qui sont aux prises avec les cyanobactéries. Elles pourront voir toutes les étapes nécessaires pour valider si l’épandage de Phoslock est approprié dans leur cas.»

La qualité de l’eau du lac Gale sera également sous haute surveillance au cours de la prochaine année. «Ça fera partie de notre mandat élargi. Ça fait plusieurs années que des gens nous disent qu’il y a plus de plantes aquatiques. On va dresser un bon portrait de la situation», a spécifié Michelle Champagne.

Myriophylle à épi

Outre les suivis liés au projet Phoslock, l’association poursuivra ses efforts pour contrôler la prolifération du myriophylle à épi dans le lac Bromont.

En effet, l’épandage de lanthane a permis de stopper l’apparition de cyanobactéries, les fameuses algues bleues, mais cette plante envahissante gagne du terrain. «C’est inquiétant», a indiqué Michelle Champagne.

Les premiers herbiers de myriophylle à épi ont été aperçus dans le lac Bromont en 2012. Granby a un problème avec le même type de plante nuisible dans le lac Boivin. Des opérations de faucardage sont y réalisées chaque année pour retirer une partie du myriophylle. Cette stratégie ne sera pas adoptée à Bromont, a mentionné la présidente de l’association. «Certains lacs ont réussi à faire des choses intéressantes. Il n’y a pas de baguette magique, mais on doit agir.» 

Un plan d’action est en préparation et sera présenté à la Ville. Dans certains plans d’eau, comme le lac Lovering à Magog, on a recouvert de jute plusieurs herbiers. Il s’agit toutefois d’une option coûteuse qui nécessite un certain «entretien», a indiqué Mme Champagne. Il serait donc surprenant que Bromont la choisisse.

La restriction de nage et de navigation sera en vigueur dans les secteurs plus problématiques. Une campagne de sensibilisation auprès des riverains et des utilisateurs du lac sera également lancée d’ici le retour de la saison chaude, a fait valoir celle qui est à la tête de l’association.

Bandes riveraines

L’ACBVLB veut aussi suivre le dossier des bandes riveraines en 2021. «Un de nos rôles a été de faire de la caractérisation des bandes riveraines dans certains secteurs par photos aériennes. Il y aura ensuite des opérations sur le terrain dans certaines portions.

La Ville a accordé à l’association près de 30 000$ pour le suivi de la qualité de l’eau du lac Gale, ainsi que pour la portion du dossier concernant les lisières de terrains aux abords des plans d’eau, a souligné Michelle Champagne. «Ce sera l’occasion pour Bromont de valider la conformité des bandes riveraines à la réglementation municipale, a-t-elle dit. Une patrouille verte devrait être mise en place cet été.»