Avec ses huit portes, le garage offre l’espace nécessaire pour accueillir, vérifier et entretenir l’ensemble de la flotte de véhicules d’urgence.

Les pompiers de Waterloo changent d’adresse

Depuis une semaine, le Service de sécurité incendie de Waterloo apprivoise ses nouveaux quartiers. La Voix de l’Est a fait le tour de la nouvelle caserne avec le directeur, Patrick Gallagher.

Terminés les installations vétustes, l’espace restreint et les roulottes de l’avenue du Parc. La brigade évolue désormais dans un environnement vaste, lumineux et surtout adapté à la réalité d’aujourd’hui.

« Après 18 ans passés dans l’autre bâtiment, qui devait avoir 70 ans, on est contents ! », lance M. Gallagher, en arpentant les 18 000 pieds carrés de la nouvelle caserne qui porte le nom de son père, Joseph Gallagher.

« Si c’est trop grand ? Non ! On marche, ça fait du bien », dit-il en référence à l’exiguïté des anciens espaces.

« Ici, tous les locaux sont déjà occupés, mais on a l’espace nécessaire pour l’expansion du service. En matière de mesures d’urgence, par exemple, on est maintenant équipés pour gérer les situations d’urgence et même recevoir les sinistrés. »

Installée dans la bâtisse du 400 de la rue Bernard, la caserne a nécessité d’importantes rénovations. Si la direction de la Ville de Waterloo estimait, en 2015, que le projet pourrait coûter entre 1 et 1,5 million $, la réalité l’a vite rattrapée.

En novembre dernier, au moment de l’inauguration « politique » de l’endroit, les coûts avoisinaient plutôt les 4 millions $, dont près de la moitié provient d’une subvention provinciale.

« Si on avait construit un édifice neuf près de l’ancienne caserne, ça aurait coûté au bas mot 5,5 millions $. Et beaucoup plus si on avait bâti la même grandeur qu’on a présentement », fait remarquer M. Gallagher.

Optimal
Meublé et équipé en neuf, le 400 Bernard a été pensé et configuré de façon optimale, explique le chef.

Ainsi, les pompiers sont appelés à se déplacer dans un « circuit » en étapes. Garage, local de décontamination, buanderie, salle des habits de combat, vestiaire, aire de repos... Tous les locaux sont reliés les uns aux autres pour maximiser la sécurité et le confort de l’équipe, en évitant les pertes de temps.

Patrick Gallagher et des représentants de la Ville ont visité d’autres casernes pour s’inspirer. « On voulait le plus possible conserver ce qui existait en le modifiant pour nos besoins. En ne pensant pas seulement à court terme, mais aussi au futur. C’était un beau défi. »

Ce dernier assure que la municipalité a été vigilante tout au long du processus de rénovation. « Dans un bâtiment existant et industriel, il peut y avoir beaucoup de “tant qu’à y être”. On a fait très attention de ne pas dépenser pour rien. »

On n’a pas lésiné, par contre, sur la génératrice, qui permet d’alimenter la totalité de la bâtisse, si nécessaire.

Le directeur du Service de sécurité incendie de Waterloo, Patrick Gallagher, dans la nouvelle salle des habits de combat.

Côté garage
La partie garage dispose désormais de huit portes (on n’en comptait que trois à l’ancienne adresse) et permet d’accueillir plusieurs véhicules d’urgence. « On a enfin un espace respectable et sécuritaire pour leur entretien et leur vérification. »

À l’extrémité du garage, une nouvelle tour sert à la fois de station de séchage des boyaux et de lieu d’entraînement pour les sapeurs. Ce secteur comprend aussi un laboratoire aseptisé pour la remise à neuf des appareils respiratoires.

En une semaine, le service de sécurité incendie — qui emploie 24 personnes en incluant les pompiers à temps partiel et la direction, sans compter 32 premiers répondants — a rapidement pris ses aises. Les six bureaux, la salle de réunion, la salle de formation et l’aire de repos sont déjà fonctionnels.

L’aire de repos des pompiers et premiers répondants.

À l’étage, le dortoir compte sept chambres individuelles.

Reste seulement à peaufiner la partie informatique, la téléphonie et le système de communications, indique M. Gallagher.

Tout n’est pas parfait cependant.

Une enveloppe de 250 000 $ a dû être réservée dans le budget 2018 de la Ville pour refaire, ce printemps, la vieille toiture qui coule.