Le directeur du service d’incendie de Shefford André Cadorette espère attirer de nouveaux candidats pour devenir pompier volontaire.

Les pompiers de Shefford en mode séduction

Les pompiers du Service d’incendie du Canton de Shefford ont ouvert toutes grandes les portes de leur caserne samedi. Il s’agissait d’une occasion pour les citoyens de découvrir un univers méconnu, mais surtout pour les sapeurs de dénicher de nouveaux volontaires pour combler leurs besoins en effectifs.

Le Service d’incendie du Canton de Shefford ne peut compter que sur deux employés permanents pour assurer la protection des citoyens. Le reste de l’équipe d’une trentaine de sapeurs est composé de pompiers volontaires, d’hommes et de femmes devant consacrer une partie de leur temps à la caserne, au travers des obligations du quotidien.

« C’est un domaine qui a toujours besoin de relève, c’est le défi de tous les services d’incendies. Quatre-vingts pour cent des services d’incendie au Québec fonctionnent grâce à des pompiers volontaires : il faut que ce soit une vocation », explique le directeur du Service d’incendie du Canton de Shefford, André Cadorette.

Selon ce dernier, Shefford s’en sort plutôt bien quand on la compare avec d’autres municipalités au Québec. « Nous avons quand même une population de 7000 personnes, mais dans les petits villages où il n’y a que quelques centaines d’habitants, c’est pas mal plus difficile », soutient-il.

Comme dans bien d’autres services d’incendies, la moyenne d’âge des bénévoles augmente tranquillement, faute de sang neuf. « Je pense que le volontariat est moins dans les mœurs des générations plus jeunes », tente d’expliquer M. Cadorette.

Heureusement, les portes ouvertes annuelles permettent bon an mal an de trouver quelques candidats potentiels pour joindre l’équipe de pompiers volontaires.

Le directeur du service d’incendie s’assure toutefois du sérieux des candidats avant d’entamer les longues et complexes démarches pour former le nouveau personnel.

« Je suis rendu à un stade où, lorsque quelqu’un me dit que ça lui tenterait de devenir pompier volontaire, je prends le temps de m’asseoir avec lui pour lui expliquer c’est quoi le travail, en réalité. S’il veut vraiment, là je lui dis de revenir avec sa conjointe pour lui expliquer qu’il devra être parti un moment pour la formation. J’ai perdu quelques joueurs comme ça, la rencontre de couple n’a pas fonctionné », témoigne André Cadorette.

Malgré l’importance du travail à effectuer et les lourdes responsabilités qui incombent aux pompiers, le directeur de la caserne tient à entretenir une bonne ambiance dans son service.

« À une certaine époque, c’était un peu un boys’ club ; maintenant c’est rendu davantage comme un travail, mais j’essaie de ramener ça un peu comme c’était avant. Dans le sens où il faut quand même avoir du plaisir, même si on a comme responsabilité la protection de la société », conclut André Cadorette.

Pour les plus petits
Les portes ouvertes samedi dernier ont également permis aux plus petits de s’amuser un brin.

Les enfants étaient invités à enfiler un habit de protection ajusté à leur taille et à s’attaquer à un petit parcours où ils devaient sauver une victime.

À voir les yeux brillants des quelques jeunes garçons et jeunes filles sur place, on constate que le fameux camion de pompier rouge vif fait encore son effet sur leur imaginaire.