Plusieurs pompiers de Granby se sont réunis devant l'hôtel de ville hier soir en compagnie de membres de leurs familles afin de manifester leur opposition face à une clause que la direction du Service des incendies souhaite inclure dans leur nouvelle convention collective.

Les pompiers de Granby lancent un appel

Plusieurs pompiers de Granby se sont réunis devant l'hôtel de ville hier soir en compagnie de membres de leurs familles afin de manifester leur opposition face à une clause que la direction du Service des incendies souhaite inclure dans leur nouvelle convention collective.
Exigeant une plus grande disponibilité de la part de ses 60 sapeurs qui travaillent tous à temps partiel, la Ville désire leur imposer un taux de présence aux feux. Ceci signifie qu'ils devraient répondre à un pourcentage minimum d'appels survenant en dehors de leurs quarts de travail sous risque de perdre leur emploi.
«Il s'agit juste de faire connaître notre mécontentement. On ne veut pas mettre de pression sur personne, on n'en est pas rendus là encore. C'est plus un appel qu'on lance afin de sensibiliser les citoyens et les élus à notre situation», indique Sylvain Piteau, le directeur de la section locale Granby du syndicat des pompiers et des pompières du Québec (SPQ).
«Pas un manque de volonté»
Les pompiers sont sans convention collective depuis un an. Et cela fait plusieurs mois que les négociations piétinent entre les deux parties en raison de cet enjeu.
«En ayant très souvent deux emplois, une vie de famille et des obligations comme tout le monde, ce n'est pas évident pour nous. On n'est pas complètement contre le principe d'avoir un rappel au feu - on sait que la Ville a des besoins -, mais il faut que le taux soit raisonnable et qu'il y ait des clauses d'exclusion. On est prêts à faire des efforts, on veut régler, mais pas à n'importe quel prix», souligne M. Piteau.
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