Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby.

Les policiers prêts à s'adapter

Granby n'échappe pas à la prostitution. Le phénomène y est toutefois moins présent que dans les grandes métropoles. Bien que le projet de loi sur la prostitution déposé par les conservateurs ne soit qu'à l'étude, les policiers de Granby affirment qu'ils seront prêts à s'ajuster aux modifications législatives.
Le Service de police de Granby reconnaît qu'il y a de la prostitution sur le territoire qu'il dessert. «Je pense qu'il n'y a pas une ville qui peut dire qu'elle échappe à la prostitution. C'est un phénomène qui est toutefois moins présent que dans des grands centres comme Montréal», indique la porte-parole du corps policier, Caroline Garand.
Aucun dossier qui concerne la prostitution, du proxénétisme ou une maison de débauche qui pourrait conduire à des accusations criminelles n'a été ouvert à Granby depuis deux ans, précise la policière.
Le service a toutefois reçu deux plaintes d'individus qui disaient s'être fait offrir des services sexuels. Dans un cas, la personne n'a pas été localisée et dans l'autre, l'affaire s'est soldée par l'émission d'une contravention en vertu du Code de la sécurité routière pour avoir sollicité un transport sur la chaussée. 
La policière précise que la collecte de la preuve dans des affaires de prostitution est complexe. Lorsque les agents n'ont pas les éléments nécessaires qui pourraient conduire au dépôt d'accusations criminelles, ils peuvent, en fonction des circonstances, donner une contravention en vertu de la réglementation municipale sur le flânage, cite en exemple l'agente Garand. 
La collaboration du public s'avère essentielle pour recueillir des informations, enchaîne la policière. «Si on n'a pas de dénonciation, il n'y a pas d'enquête. Compte tenu que ça se passe à l'abri des regards, c'est important d'avoir l'implication des victimes ou des personnes qui sont impliquées», dit-elle.
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