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La prévention et la sensibilisation sont maintenant de l’histoire ancienne à l’égard des règles sanitaires. À la demande du gouvernement, les policiers durcissent le ton et passent à la répression.
La prévention et la sensibilisation sont maintenant de l’histoire ancienne à l’égard des règles sanitaires. À la demande du gouvernement, les policiers durcissent le ton et passent à la répression.

Les policiers durcissent finalement le ton à l’approche des Fêtes

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
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À la suite de la demande formulée par le gouvernement provincial, les policiers de la région changent leur fusil d’épaule en passant de la prévention à la répression pour faire respecter les règles sanitaires, notamment l’interdiction des rassemblements.

Le jour même où La Voix de l’Est publiait mercredi un article dans lequel les policiers de Granby et Bromont de même que ceux de la Sûreté du Québec annonçaient qu’ils opteraient pour une approche de sensibilisation et de prévention auprès des citoyens qui oseraient défier la loi en se rassemblant, le gouvernement leur a demandé de sortir le carnet de contraventions.

Québec en alerte a d’ailleurs diffusé un message simultanément sur les appareils cellulaires, à la télévision et à la radio mercredi pour informer les citoyens de la province. La population a non seulement été avertie que l’état d’urgence sanitaire est toujours en vigueur, mais également que tous les rassemblements demeurent interdits en zone rouge, dans un lieu public ou privé, à l’intérieur comme à l’extérieur et qu’ils sont passibles d’amendes sans préavis.

«Nous avons pris connaissance de la demande formulée par le premier ministre. Nous serons présents sur le territoire et allons augmenter les effectifs en conséquence afin de répondre aux appels liés à l’application de la loi sur la santé publique et agir lorsque nécessaire», indique Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ en Estrie.

Même son de cloche au Service de police de Bromont. «Si on a des appels ou qu’on constate sur patrouille qu’il y a des rassemblements, on va intervenir et donner des contraventions», confirme la directrice adjointe, Sandy Robitaille.

Les patrouilleurs de Granby emboîteront eux aussi le pas en intervenant de façon répressive plutôt que préventive. «Les directives du ministère de la Sécurité publique changent et évoluent de jour en jour», fait valoir Frédéric Lapalme, capitaine à la section sécurité des milieux et relations communautaires au Service de police de Granby.

Plus de patrouilles

Les policiers ont le pouvoir de donner une contravention pour quatre infractions: le non-port du masque, le non-respect d’une distance de deux mètres, la présence proscrite dans une maison d’habitation et les rassemblements extérieurs. «Faire un feu dehors, être distancés avec des masques, ça ne fonctionne pas non plus. Les gens cherchent des façons de se réunir, mais ce n’est pas permis», rappelle Guy Rousseau, porte-parole du service policier granbyen.

«Une personne qui décide de respecter les règles n’aura aucun problème, renchérit le policier. Oui, il y aura plus de policiers sur la route et ils seront plus vigilants. Ils vont se déplacer, cogner à des portes et s’il y a une infraction, il y aura des constats.»

Une adulte s’expose à une contravention de 1000 $ plus les frais, tandis que le montant est réduit à 500 $ plus les frais pour un mineur. Et gare à ceux qui auraient l’intention de ne pas ouvrir la porte aux policiers. Ces derniers peuvent obtenir un télémandat qui leur permettra d’entrer.

À l’heure actuelle, les effectifs ne seront pas revus à la hausse à Bromont, mais si le volume d’appels le nécessite, des renforts seront appelés. «On va bonifier les effectifs au besoin, précise Mme Robitaille. Si nous avons un surplus d’appels, on contactera des policiers qui viendront donner un coup de main.»

Granby prévoyait déjà retenir les services d’un plus grand nombre d’agents et maintient le cap.

Les policiers précisent qu’une tolérance s’applique pour les personnes qui vivent seules et qui peuvent recevoir la visite d’une seule autre personne et de préférence toujours la même, indique M. Rousseau.