Le lac Selby mesure 800 mètres de large par deux kilomètres de long, a une profondeur moyenne d’un mètre et une fosse de dix mètres. Il est situé à Dunham, non loin de Frelighsburg.

Les poissons du lac Selby à l'étude

Le lac Selby a été sélectionné, avec 16 autres plans d’eau, dans le cadre d’un projet provincial qui évalue l’impact des changements climatiques sur la faune aquatique des lacs.

Les 24 et 25 septembre dernier, le Service de conservation de la biodiversité et des milieux humides du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP) a installé une chaîne de thermographes afin d’évaluer l’impact des changements climatiques sur la faune des lacs au Québec. Ces appareils de la taille d’une pièce de 25 ¢ mesureront la température de l’eau à différents niveaux toutes les heures pendant cinq ans. 

Ces spécialistes de la faune aquatique ont choisi le lac Selby puisqu’il répondait à certains critères, comme la présence d’un marais et d’une forêt, et, car la municipalité et l’Association de protection du lac Selby (APELS) font déjà un bon travail de préservation et de collecte de données, rapporte le président de l’APELS, François Charbonneau. 

Prélèvements

L’équipe dépêchée sur ce petit lac de 800 mètres de large par deux kilomètres de long a aussi prélevé des échantillons de plancton et d’ADNe — ADN environnemental présent dans l’eau — afin de connaître les espèces de poissons qu’on retrouve dans le lac et lesquelles sont touchées par les changements climatiques. La batterie de tests comprenait aussi la mesure du degré de pH et du taux de phosphore. 

Les données recueillies s’ajoutent à celles que prend déjà l’APELS en association avec l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi. Les données de l’Association de protection du lac Selby sont ensuite envoyées à un laboratoire indépendant qui vérifie la qualité de l’eau et sa transparence, qui était d’ailleurs à « un niveau record [maximum] de trois mètres cette année », souligne François Charbonneau. Il note aussi l’absence de cyanobactéries, aussi appelées « algues bleues », pour l’année 2019 jusqu’à maintenant. 

Ce projet est vu comme « une excellente nouvelle pour le lac », selon le maire de Dunham, M. Pierre Janecek, qui a rappelé par voie de communiqué que près de 200 000 $ ont été investis au cours des dernières années « en réfections de rues et de fossés autour du lac » et pour l’installation de capteurs de sédiments et de bassins filtrants, des mesures qui préviennent le déversement de phosphore dans le lac, qui est la cause de la présence d’algues bleues.