Mark Zuckerberg (photo) et Jack Dorsey, fondateurs respectifs de Facebook et Twitter, vont répondre aux questions, par caméras interposées, de la commission judiciaire du Sénat, sous contrôle républicain.
Mark Zuckerberg (photo) et Jack Dorsey, fondateurs respectifs de Facebook et Twitter, vont répondre aux questions, par caméras interposées, de la commission judiciaire du Sénat, sous contrôle républicain.

Les patrons de Facebook et Twitter à nouveau entendus au Sénat américain mardi

AFP
Agence France-Presse
WASHINGTON — Les dirigeants de Facebook et Twitter vont être auditionnés mardi par des sénateurs américains, pour la deuxième fois en moins d’un mois, sur le rôle des réseaux sociaux dans le débat public aux États-Unis.

Mark Zuckerberg et Jack Dorsey, fondateurs respectifs de Facebook et Twitter, vont répondre aux questions, par caméras interposées, de la commission judiciaire du Sénat, sous contrôle républicain. Leur «présence» est «volontaire», d’après le panel.

L’audition doit porter sur «la gestion de l’élection de 2020» par les plateformes et ce que le président de la commission, Lindsey Graham, appelle «la censure et la suppression d’articles de presse».

Il compte notamment aborder la décision par les deux réseaux de limiter la circulation en ligne d’articles du quotidien conservateur New York Post, qui assurait fournir des preuves sur une affaire de corruption impliquant le démocrate Joe Biden, environ deux semaines avant l’élection présidentielle.

Donald Trump et ses alliés accusent régulièrement les plateformes de «censurer» les voix conservatrices, sans preuve et malgré leur immense présence sur ces réseaux.

Le 28 octobre, les deux patrons avaient déjà été auditionnés, avec Sundar Pichai, le dirigeant de Google (et donc de YouTube), sur l’immunité légale dont bénéficient les hébergeurs en ligne pour les contenus postés par les utilisateurs.

Certains sénateurs se sont plaints à cette occasion que les réseaux sociaux étaient devenus des «arbitres de la vérité», biaisés contre les républicains.

Facebook, Twitter et leurs concurrents ont tous eu du mal pendant la campagne électorale à juguler le flot de désinformation et de contenus problématiques tout en restant fidèles à leurs ambitions affichées de donner la possibilité à chacun de s’exprimer.