À moins d'une entente survenue à la dernière minute, 1000 paramédics du Québec, dont ceux de Granby et d'Acton Vale, sont en grève depuis minuit jeudi.

Les paramédics en grève

Les paramédics brandissaient la menace depuis des mois. Ils sont passés de la parole aux actes en déclenchant la grève à minuit jeudi en réaction aux négociations qui sont au point mort avec leur employeur pour renouveler leur convention collective.
Ce sont précisément 1000 paramédics représentés par la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (section locale 592) affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, dont ceux de Granby et Acton Vale, qui sont en grève. 
Puisque les services préhospitaliers sont des services essentiels, le Tribunal administratif du travail a ordonné le maintien des services offerts à la population. Les paramédics poseront tout de même certaines actions, notamment en cessant d'offrir leur service de relation communautaire. Ils n'encadreront plus les étudiants stagiaires en soins préhospitaliers d'urgence et ils ne seront plus présents sur les plateaux de tournage ou lors de festivals et événements où il y a des premiers répondants. 
Les paramédics ne rédigeront plus certains rapports, cesseront certaines communications par radio et ne feront plus le retour d'escorte médicale au terme d'un transfert interhospitalier s'il n'y a pas de patient à bord du véhicule ambulancier. Pour revenir, ce personnel devra prendre un taxi.
De plus, ils ne laveront pas l'extérieur des ambulances sauf les gyrophares, clignotants, miroirs, fenêtres, feux de route et bandes réfléchissantes.
Rappelons que la convention collective des paramédics est échue depuis avril 2015. Ils réclament des hausses salariales pour chaque année du contrat de travail, des améliorations au régime de retraite et l'abolition des horaires de faction. C'est la première fois que les syndicats doivent négocier avec leur employeur plutôt qu'avec le gouvernement.
- Avec La Presse canadienne
Entreprises ambulancières
Les entreprises ambulancières sont elles-mêmes aux prises avec un litige face au ministère de la Santé et des Services sociaux, avec qui elles signent leur contrat de service, et qui leur donne les budgets pour dispenser les services requis. Elles estiment ne pas avoir tous les outils en main pour négocier.
« Bien qu'on n'est pas en accord avec ce que les syndicats font pour perturber le service, on est obligé malheureusement de comprendre la situation, parce que le ministère s'est désengagé, sans convenir des nouvelles modalités de l'ensemble de la négociation », a expliqué Denis Perrault, directeur général de la Corporation des services d'ambulance du Québec, qui regroupe plus de 90 % des employeurs hors de la métropole.
Pourtant, le ministère, de son côté, affirme leur avoir donné la marge de manoeuvre requise pour négocier et conclure des ententes satisfaisantes.
Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015. La Presse canadienne