Jean-Maurice Saumier a toujours bon espoir que la saison de motoneige démarre à la mi-janvier.

Les motoneigistes rongent leur frein

Les motoneigistes impatients de prendre les sentiers d’assaut doivent ronger leur frein. Durant le temps des fêtes, le tapis blanc qui s’était formé en novembre est disparu sous les redoux et les millimètres de pluie. Maintenant, tout est à refaire, mais le club Motoneigistes du corridor permanent ne perd pas espoir d’ouvrir la saison à la mi-janvier.

« Dans la région, ça commence rarement avant le milieu janvier avec les soubresauts de Dame nature depuis dix ans, remarque le président du club, Jean-Maurice Saumier. La neige en automne, ça ne tient pas. On a toujours un redoux dans le temps des Fêtes qui gâche tout. On est dans la moyenne, c’est juste dur pour le moral de plusieurs motoneigistes. »

Au fil du temps, les passionnés se sont organisés pour sortir de la région et prolonger ainsi leur saison. Ils se dirigent alors vers les régions de Québec, de Chaudières-Appalaches ou des Laurentides, par exemple, là où la neige est plus abondante et durable. En plein cœur de l’hiver, quand tous les réseaux sont ouverts, il est même possible de se rendre à Sept-Îles à partir des Cantons-de-l’Est.

Il faudra peut-être une fois de plus se diriger plus au nord pour profiter pleinement de ce loisir.

« Si je me fie à la moyenne, je ne veux pas être négatif, mais ça va être une saison en dents de scie », prévient celui qui est bénévole pour le club depuis le milieu des années 70.

Granby se trouve dans un triangle en Montérégie où la neige est plus rare, croit-il. Il suffit d’aller à Waterloo, durant la saison de motoneige, pour trouver des sentiers plus enneigés.

L’an dernier, la saison n’avait pas été si mauvaise. « Il y a une portion de notre club qui était très fonctionnelle et une partie qui l’était moins, indique-t-il en parlant justement du triangle plus chaud. Il faut être capable de se déplacer. Maintenant, ça fait partie de la game. »

Ces secteurs plus doux, comme Granby, Ange-Gardien et Bromont, représentent beaucoup de travail pour une courte période de temps. « C’est un effort qui se fait par des gens passionnés, souligne le président du club qui compte entre 600 et 700 membres. Ce qui est le plus difficile, ce sont les développements résidentiels qui font qu’on doit déplacer les sentiers. C’est le plus gros de l’ouvrage. Il y a plus de travaux que d’entretien de sentiers dans nos secteurs. »

Les sentiers du club de la Baie Missisquoi sont aussi fermés. Il n’a cependant pas été possible de rejoindre un de ses représentants.