L’entrepreneure et artisane granbyenne Marie-Ève Roy, des Mollets frisquets, a annoncé mercredi qu’elle diversifiait son offre de produits avec des jupes et des tabliers.

Les Mollets frisquets se lancent dans les jupes

Marie-Ève Roy a dû faire beaucoup d’heureuses, mercredi matin, en annonçant sur la page Facebook des Mollets frisquets qu’elle se lançait officiellement dans la confection de jupes.

« Ça faisait longtemps qu’on m’en demandait, mais je voyais ça très complexe puisque qui dit vêtements dit d’en faire dans différentes grandeurs », explique celle qui connaît un succès fulgurant avec ses jambières aussi pratiques que stylées depuis maintenant sept ans.

Mais chaque année dès l’arrivée des beaux jours, ses ventes diminuent inévitablement, ce qui a amené l’entrepreneure granbyenne à se questionner sur la possibilité d’offrir un produit plus « quatre saisons ». Elle a repris à plus grande échelle, le 2 avril dernier, la confection de tabliers qu’elle avait initiée il y a quelque temps, et s’est attaquée à la demande récurrente de plusieurs clientes en « décomplexifiant » la fabrication de jupes.

« Ce qui m’éteignait à la base, c’était que je ne voulais pas faire quelque chose de plate, d’uniforme, dit-elle. Mais je me suis dit “pourquoi tu ne les fais pas dans le même style que tes jambières ? C’est ça, après tout, les Mollets frisquets ! ” »


«  Ça faisait longtemps qu’on m’en demandait, mais je voyais ça très complexe.  »
Marie-Ève Roy

Elle a donc créé trois, quatre prototypes vendredi dernier, et a officiellement fait l’annonce de son nouveau créneau cinq jours plus tard. « J’ai eu de super belles réactions ! En fait, pour l’instant, j’ai plus de réactions et de commandes que de jupes ! », lance-t-elle en riant.

Uniques et pratiques

Tout comme ses jambières, celles-ci sont faites à 100 % de textiles recyclés, ce qui fait que chaque création est unique, ou à tout le moins n’existe qu’en deux ou trois exemplaires maximum.

Comme c’est le côté pratique qui sert d’étincelle à sa créativité, la couturière de 38 ans vient encore une fois combler un besoin avec son nouveau créneau.

« Je fais des jupes à la fois assez courtes pour ne pas avoir chaud, mais pas trop pour être obligé de porter des leggings en dessous, bref, des jupes dans lesquelles on se sent confortable de bouger. Il n’y en a plus tant que ça, de ce que j’ai constaté », fait-elle valoir, précisant que ses créations arrivent environ 4 pouces au-dessus du genou. Elles se détaillent toutes au prix de 50 $.

Ses tabliers, quant à eux, sont fabriqués à partir de hauts de pantalons qui comportent plusieurs poches, et ont autant d’utilités que de besoins à combler.

« Moi, je m’en sers comme petite caisse pour mes salons, j’ai eu une commande d’une artiste-peintre, une musicienne de rues qui voulait quelque chose pour mettre ses flûtes, une autre dame qui faisait une retraite de yoga et qui ne voulait pas se promener toujours en leggings, une autre qui s’en sert de sacoche lorsqu’elle sort marcher, ça peut être bien pour les serveuses de restaurant aussi... », énumère la femme d’affaires et artisane. Ils se vendent quant à eux 40 $.

Revenir à une démarche artistique

La récente diversification de son offre est le fruit d’un travail progressif effectué durant la dernière année pour « se réapproprier [son] entreprise », explique Marie-Ève Roy.

« Même si j’étais encore une petite entreprise, mon concept avait grossi. J’avais une employée à temps partiel qui faisait ma couture, une autre qui s’occupait de la comptabilité, une autre qui gérait mon site web... j’avais l’impression de ne plus rien connaître de mon entreprise », explique-t-elle.

Elle a donc tranquillement remis tous les chapeaux pour « retourner à la source des Mollets frisquets, pour faire un pas de recul, observer ce qui se passait et être en mesure de mieux avancer de nouveau ».

« C’est comme si j’avais voulu essayé le gros entrepreneuriat, mais que j’ai finalement décidé de revenir à une démarche plus artistique, qui me ressemble plus », image-t-elle.

La couturière poursuivra son « grand ménage » dans quelques semaines avec une vente-atelier conjointe avec son copain, le dessinateur et artiste-peintre Kéno Beauregard. Ils partagent tous deux le même atelier depuis décembre, au local 313 du Centre culturel France-Arbour. L’événement se tiendra le 25 mai.