Pierre Breton était à la Fondation Gérard-Bossé pour inaugurer l’élévateur de personnes installé depuis peu. Il est aux côtés de Simon Robert, coordonnateur de l’organisme.

Les lieux désormais plus accessibles

Depuis un mois, l’accessibilité à l’édifice logeant le bazar et l’Écolo-vélo du cœur, deux plateformes de travail de la Fondation Gérard-Bossé, est facilitée pour les personnes à mobilité réduite.

Un élévateur de personnes a été installé pour permettre aux usagers, mais aussi aux participants aux programmes Connexion compétences de se rendre plus aisément à l’un ou l’autre des étages de l’édifice de la rue Cowie.

« On a des meubles en bas. On a des clients à mobilité réduite qui ne pouvaient pas venir et des stagiaires qu’on ne pouvait pas accepter sur des projets puisqu’on n’avait pas d’élévateur de personnes, explique le président de la fondation, Benoit Houle. On veut former les personnes à l’emploi, les handicapés aussi. Alors maintenant ils peuvent profiter des stages qu’on offre au même titre que les autres. »

Sur un investissement total de 65 000 $, une somme de 32 000 $ provient du gouvernement fédéral et 10 000 $ de la Ville de Granby. Pierre Breton et Pascal Bonin ont inauguré l’installation mercredi après-midi en l’empruntant pour descendre au sous-sol. Les deux hommes n’ont pu s’empêcher de retenir des exclamations de surprise en voyant les changements apportés aux grandes salles.

M. Bonin se souvient que le sous-sol était pêle-mêle la dernière fois qu’il avait visité les locaux, qui ont depuis connu une cure de rajeunissement.

En effet, les jeunes stagiaires ont travaillé fort. En plus d’apprendre à faire de la céramique pour le plancher devant l’élévateur, ils ont appris à plâtrer et ont donné un coup de pinceau à l’endroit. Puis, les meubles ont été classés logiquement et codés par des couleurs référant à un prix. Cette nouvelle structure permet une plus grande flexibilité pour les stages, assure le coordonnateur, Simon Robert.

Plus loin, là où sont vendus des articles de sports, se trouve le nouveau monte-charge provenant d’un magasin qui a fermé ses portes, à l’extérieur de la région. Cet outil vient grandement simplifier le transport des meubles. Sa résistance a même été testée à l’aide de deux pianos.

De son côté, le magasin de vélos usagés connait toujours un grand succès. L’inventaire de bicyclettes est à refaire chaque année et, en général, elles sont écoulées à la mi-juin.

Intégration au marché du travail
Grâce au programme Connexion compétence, des dizaines de jeunes obtiennent les outils et les connaissances pour intégrer le marché du travail et sortir du cycle de l’aide sociale.

Ils peuvent travailler à l’atelier de vélo, l’Écolo-vélo du cœur, tant à la réparation des vélos qu’au service à la clientèle, mais aussi sur le plateau de travail du bazar, où sont vendus meubles et articles ménagers, pour apprendre le placement de produits, par exemple.

« Dans le fond, ces gens-là ne savent pas c’est quoi un boss, ils ne savent pas c’est quoi avoir un horaire, ajoute M. Houle. Des fois, c’est juste la base : il faut rentrer au travail. Et, tous les jours, il y a de la formation comme sur la confiance en soi, comment faire un CV, comment se présenter. On leur fait faire des stages pendant les 26 semaines. Les jeunes doivent ensuite trouver un employeur. Le projet paie la moitié de leur salaire pendant 10 semaines. On a de beaux résultats. »