Le centre d’escalade granbyen O’Bloc a accueilli 75 jeunes dimanche lors d’une épreuve du volet récréatif de la Coupe Québec d’escalade de la Fédération québécoise de la montagne et d’escalade.

Les jeunes de la province grimpent à Granby

Plus de 75 jeunes âgés de 7 à 13 ans ont pris part dimanche au circuit de développement, le volet récréatif, de la Coupe Québec d’escalade de la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade qui s’arrêtait au centre d’escalade O’Bloc de Granby.

« C’est une façon de faire participer les jeunes à une forme de compétition plus amicale pour éviter que le stress de performance embarque et pour leur montrer à quoi ressemble une compétition d’escalade. C’est une première pour beaucoup d’entre eux et ça les prépare s’ils veulent faire le saut dans le volet compétitif l’année prochaine », explique le copropriétaire du centre d’escalade O’Bloc, Pascal Rodrigue.

Ce sport, dont la montée en popularité ne dérougit pas et qui sera des Jeux olympiques de Tokyo 2020, se divise en trois disciplines regroupées en épreuve combinée.

Tout d’abord, l’escalade de vitesse oppose deux grimpeurs qui attaquent un mur identique de 15 mètres de hauteur et tentent d’arriver au sommet avant leur voisin.

Pour l’escalade de difficulté, les athlètes s’assurent eux-mêmes et essaient d’atteindre le sommet en moins de six minutes. Enfin, le mur d’escalade, aussi appelé « bloc », est l’épreuve où « les concurrents escaladent autant de parcours fixes que possible sur un mur de quatre mètres dans un délai de quatre minutes à chaque bloc » sans équipement, indique-t-on sur le site de l’équipe olympique canadienne d’escalade sportive.

Le copropriétaire du centre d’escalade O’Bloc, Pascal Rodrigue, souhaite mettre sur pied une équipe compétitive pour l’an prochain.

C’est à cette dernière discipline que prenaient part les jeunes, dimanche, mais sans qu’il y ait de limite de temps par « bloc ». Ils avaient toutefois deux heures pour accumuler un maximum de points, attribués selon la hauteur atteinte et le nombre d’essais pour y arriver.

Ce volet « vise à travailler un peu plus la technique, affirme Pascal Rodrigue. Il est aussi beaucoup plus accessible à tous puisqu’il offre différents niveaux de difficulté et qu’il peut se pratiquer seul sans avoir besoin d’accréditation ou d’apprendre à assurer les autres ».

Les jeunes grimpeurs étaient divisés en fonction de leur âge et étaient originaires de nombreux endroits de la province : de Québec à Montréal, en passant par Drummondville et Boisbriand.

Pascal Rodrigue se dit plus que satisfait des 75 inscriptions, alors qu’il en attendait un peu moins. « À Montréal, ils ont eu 85 inscriptions pour le même genre de compétition que nous, mais comme c’est plus central, ils ont souvent plus de monde », affirme-t-il.

Compétition

Pascal Rodrigue souhaite mettre sur pied une équipe compétitive qui s’entraînera au centre d’escalade O’Bloc l’année prochaine. Le centre a d’ailleurs investi 10 000 $ pour aménager une section supplémentaire d’entraînement pour les grimpeurs. Il s’agit d’un mur d’entraînement de 14 pieds de haut et 16 pieds de large.

Plusieurs équipements d’entraînement s’ajouteront aussi pour permettre l’entraînement d’une équipe compétitive, « autant des adultes que des jeunes », indique le copropriétaire du centre.

Sport en ascension

Ce sport gagne des adeptes au Québec depuis cinq ou six ans, estime Pascal Rodrigue. C’est en Europe qu’il s’est vraiment développé et qu’il s’est établi comme une discipline qui méritait sa place aux Olympiques, indique-t-il.