La construction projetée d’une école primaire sur une portion du terrain de l’Ordre de la Très-Sainte-Trinité signifiera la fin des jardins communautaires du Montplaisant. Mais ce n’est pas demain la veille que le jardiniers y effectueront leur dernière récolte.
La construction projetée d’une école primaire sur une portion du terrain de l’Ordre de la Très-Sainte-Trinité signifiera la fin des jardins communautaires du Montplaisant. Mais ce n’est pas demain la veille que le jardiniers y effectueront leur dernière récolte.

Les jardins du Montplaisant demeurent en place pour l’instant

La construction projetée d’une école primaire sur une portion du terrain de l’Ordre de la Très-Sainte-Trinité (OTST) signifiera vraisemblablement la fin des jardins communautaires du Montplaisant, à Granby. Mais ce n’est pas demain la veille que les jardiniers y effectueront une dernière récolte, affirme le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

«Tant qu’il n’y aura pas de projet comme tel, je ne vois pas l’empressement de demander aux gens du jardin de quitter les lieux. On va assumer que les jardins puissent demeurer là tant qu’il n’y aura pas de construction», a souligné M. Pinault mercredi.

L’annonce cette semaine des démarches entreprises par la Ville pour acquérir un terrain de l’OTST pour la construction d’une future école primaire n’a pas été sans susciter un questionnement sur l’avenir des jardins du Montplaisant, qui comptent plus d’une centaine de lots.

Beaucoup de chemin reste à parcourir avant qu’une école y voit le jour. Cela fait ainsi en sorte que l’échéancier pourrait s’étirer sur plusieurs mois, voire quelques années, note le directeur général.

La transaction, qui prévoit l’achat d’un terrain de 34 000 mètres carrés au coût de 1,6 million $, devra d’abord être complétée d’ici la fin de 2020. Des discussions seront aussi réalisées avec le centre de services scolaire du Val-des-Cerfs pour une éventuelle cession de la portion nord du terrain, d’une superficie d’environ 17 890 mètres carrés.

Chose certaine, les besoins pour une nouvelle école sont criants dans ce secteur de la Ville, a confirmé la coordonnatrice aux communications, Paméla Blouin. Val-des-Cerfs est déjà en demande auprès du ministère de l’Éducation pour quatre nouvelles écoles sur son territoire.

«Le temps qu’ils obtiennent les autorisations nécessaires, que les plans et devis et que l’appel d’offres soient réalisés, ça peut peut-être prendre quelques années», avance Michel Pinault.

Autre site

Le directeur général de la Ville ne ferme pas la porte à ce qu’un autre site soit désigné pour les jardins communautaires. Mais les terrains disponibles pour ce type d’usage ne sont pas nombreux, reconnaît-il.

«Est-ce qu’il y aura d’autres choses d’envisagées? On a toujours favorisé l’émergence des jardins communautaires et collectifs sur notre territoire. (...) On verra avec les gens du jardin s’il y a d’autres possibilités. Mais pour le moment, les jardins vont demeurer là», dit Michel Pinault.

Le site accueille des jardins depuis 2016 à la suite d’une entente conclue à l’époque avec le directeur général du centre Jean-Paul Regimbal, sous l’impulsion du conseiller municipal Robert Riel et du jardinier Lionel Maltère.

Il n’a pas été possible d’obtenir les commentaires d’un représentant des jardins communautaires du Montplaisant, mercredi.