Les jardins de la Ferme Héritage Miner seront maintenus cet été. Reste à voir sous la responsabilité de quel jardinier ils seront placés.

Les jardins de la FHM maintenus

Les jardins collectifs de la Ferme Héritage Miner (FHM) à Granby seront maintenus cet été, ont convenu les élus. Mais il reste à déterminer quel jardinier sera à leur barre.

Cette décision a été prise lors d’une récente séance préparatoire du conseil municipal, mais elle devrait être officiellement entérinée lors de la séance ordinaire du conseil, le 9 avril prochain.

« Dans les faits, le conseil se devait d’agir rapidement parce que si on passe la période des semis, c’est just too bad. On a un jardin qui a déjà plusieurs années de maturité. Ce qui est positif, et qu’on doit souligner je pense, c’est que le jardin continue. Personne ne l’abandonne », a déclaré le maire, Pascal Bonin.

La grande inconnue, pour l’heure, demeure toutefois le jardinier qui sera responsable de l’endroit. Le maire avait déjà indiqué qu’il en coûterait 24 000 $ pour maintenir les jardins de la Ferme Héritage Miner. Une solution moins coûteuse était ainsi recherchée.

En charge des jardins depuis quelques années, François Lamontagne a appris la semaine dernière que ses services ne seraient plus requis. Mais jeudi, ce n’était plus aussi clair. La Voix de L’Est a par ailleurs eu vent que Lionel Maltère, à l’origine du méga jardin communautaire qui a vu le jour en 2016 sur la propriété du centre Jean-Paul-Regimbal, aurait été approché pour veiller aux jardins de la FHM de façon bénévole. Le principal intéressé a toutefois dit jeudi « ne pas savoir sur quel pied danser ». La décision du conseil municipal sera connue le 9 avril, a dit M. Maltère.

«Ce qui est positif, et qu’on doit souligner je pense, c’est que le jardin continue», dit le maire Pascal Bonin.

Formations
Le regroupement de citoyens Demain Granby, qui a milité pour le maintien des jardins de la FHM lors de la dernière séance du conseil municipal, n’est pas sans s’inquiéter du changement possible de jardinier.

Jeudi matin, ils ont donc rencontré le maire, Pascal Bonin, afin de trouver des alternatives. Il a ainsi été proposé que François Lamontagne offre cinq formations pratiques (atelier de tomates 101, le compagnonnage des plantes, un jardin bien pensé, etc.) sur le jardinage, par l’entremise du groupe Demain Granby.

Si l’intérêt de la population est au rendez-vous, il semble que cela pourrait assurer un revenu au jardinier formateur et lui permettre de poursuivre son travail au jardin à moindre coût, voire de façon bénévole.

Selon Jean-François Petit, un représentant de regroupement de citoyens, ceux et celles qui s’intéressent au jardinage sont invités à manifester rapidement leur intérêt pour ces formations, afin de guider les élus dans leur décision. Au moins 100 personnes prêtes à défrayer 100 $ pour ces ateliers sont recherchées d’ici lundi prochain. Des informations devraient être disponibles sur la page Facebook de la Ferme.

Offre de loisirs
À plus long terme, et dès 2019, il pourrait d’ailleurs être envisagé d’inclure le jardinage dans l’offre de loisirs de la Ville, estime le maire Bonin. Des cours et des conférences pourraient ainsi être offerts. « Former des jeunes et des gens à la culture, j’en suis. Mais peut-être qu’on veut juste changer la formule », ajoute celui qui affirme être aussi préoccupé par le nombre peu élevé de jardiniers pour les autres jardins collectifs de la Ville.

Ceux qui aimeraient s’impliquer dans un de ces lopins de terre où les jardiniers se partagent les récoltes, dont celui du parc Miner, du centre communautaire Saint-Benoît et du parc Richelieu, sont par ailleurs invités à communiquer avec Catherine Bernard, des Cuisines collectives de la Montérégie, au (450) 776-6616. Une page Facebook sous l’appellation Catherine Jardins Granby a aussi été créée. Une rencontre de planification de la saison sera tenue prochainement.