Martine St-Germain et Catherine Bernard des Cuisines collectives se réjouissent du nombre accru de jardiniers au jardin Richelieu.

Les jardiniers répondent présents

Les jardins collectifs de la Ville de Granby étendent leurs racines et attirent un nombre accru de jardiniers cette année, particulièrement au parc Richelieu, où ils sont deux fois plus nombreux.

Afin de permettre à la vingtaine de personnes qui mettent la main à la terre d’avoir une part appréciable des récoltes, la superficie de ce jardin a même été agrandie, a souligné cette semaine l’animatrice des jardins, Catherine Bernard. Il s’agit là d’un revirement de situation, car le jardin Richelieu était celui qui présentait le plus de défis au début de la saison, avait affirmé la directrice de Vie culturelle et communautaire de Granby, Valérie Brodeur.

Mais les appels à tous de Catherine Bernard et des Cuisines collectives de la Montérégie sur les réseaux sociaux ont porté leurs fruits. La Ville de Granby a confié cette année la gestion et l’animation des jardins aux Cuisines collectives, pour un mandat de trois ans. Outre le jardin Richelieu, l’organisme veille aussi à la gestion des jardins du parc Miner, du centre communautaire Saint-Benoit, Saint-François/Notre-Dame et Carré Joyeux. L’animation de ces deux derniers endroits est cependant principalement assurée par l’organisme Réussir avec PEP.

Avec ce nouveau mandat vient aussi une volonté d’assurer l’autonomie des jardins, affirme la directrice des Cuisines collectives, Martine St-Germain. Si la Ville entend poursuivre son soutien technique (terre, paillis, préparation du terrain, etc.), il est aussi souhaité de responsabiliser les jardiniers. Chacun des jardins a ainsi l’objectif d’amasser 400 $, par le biais de ventes de garage ou autres collectes de fonds, pour l’achat de plants et semences pour la prochaine saison. Quelques nichoirs à insectes, fabriqués dans le cadre d’ateliers de fabrication, seront notamment vendus à la population à cette fin, souligne Catherine Bernard.

Abondance
Lors du passage de La Voix de l’Est au jardin Richelieu, la variété et l’abondance étaient par ailleurs au rendez-vous. Épinards, poivrons, haricots, tomates, concombres, oignons, bok choy, betteraves et autres laitues, aubergines, maïs et plantes médicinales y sont cultivés par les jeunes des camps de jour, les familles et les retraités qui ont fait de ce jardin le leur et acceptent de se partager les récoltes, contrairement à un jardin communautaire où chacun cultive son lot.

France Brien est une des jardinières rencontrées sur place. Celle qui a aussi un potager à la maison dit apprécier son expérience au jardin collectif, même si elle ne peut être aussi présente qu’elle le souhaite. « J’aime ça pour les rencontres intergénérationnelles et pour les conseils qu’on peut venir y chercher », dit-elle.

Le jardin du centre communautaire Saint-Benoit compte aussi une vingtaine de jardiniers, dont la majorité habitent le voisinage, note Catherine Bernard.

La situation est toutefois différente au parc Miner, où l’emplacement ombragé du jardin favorise moins la culture de légumes. La Société Alzheimer, qui s’y rend avec ses usagers, y est aussi moins présente. La porte est ainsi ouverte à un organisme et aux jardiniers qui aimeraient s’y investir l’été prochain. La préparation de la prochaine saison débutera dès les mois de mars ou d’avril, laisse savoir l’animatrice.