Les membres du conseil d’administration des Jardins communautaires du Montplaisant souhaitent discuter avec la Ville de Granby afin de trouver une solution qui leur permette de continuer à mettre les mains dans la terre.
Les membres du conseil d’administration des Jardins communautaires du Montplaisant souhaitent discuter avec la Ville de Granby afin de trouver une solution qui leur permette de continuer à mettre les mains dans la terre.

Les jardiniers du Montplaisant veulent discuter avec la Ville

Les membres des Jardins communautaires du Montplaisant à Granby souhaitent discuter avec l’administration municipale afin de trouver une solution qui leur permette de continuer à mettre les mains dans la terre. À moyen terme, les jardins sont appelés à disparaître pour faire place à la construction d’une école primaire.

Les jardiniers affirment avoir été pris «par surprise» cette semaine par les démarches lancées par la Ville de Granby pour faire l’acquisition d’un vaste terrain de l’Ordre de la Très-Sainte-Trinité, situé à l’angle du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Robitaille, et à proximité du centre Jean-Paul-Regimbal, afin de permettre la construction d’une future école.

Une centaines de jardiniers «de tous horizons» jardinent depuis 2016 sur une portion du terrain convoité par la Ville.

«Nous sommes ouverts à discuter avec la Ville de Granby pour trouver une solution afin de permettre à cette communauté de continuer ses activités, soit en relocalisant le projet sur un terrain disponible à proximité ou en trouvant une façon d’intégrer le projet dans le développement du terrain acquis par la Ville», ont fait savoir les membres du conseil d’administration des Jardins, dans une communication transmise à La Voix de l’Est.

«Nous croyons qu’il est important de considérer les impacts positifs de cette initiative citoyenne sur la population de Granby sur plusieurs volets: intégration interculturelle et intergénérationnelle, sécurité alimentaire, promotion de saines habitudes de vie», font-ils également valoir.

Encore plusieurs étapes à franchir

Le directeur général de la Ville, Michel Pinault, a néanmoins précisé mercredi que ce n’est pas demain la veille que les jardiniers y effectueront leur dernière récolte. Plusieurs étapes doivent d’abord être complétées, dont l’obtention du feu vert du ministère de l’Éducation pour la construction de l’école.

«Est-ce qu’il y aura d’autres choses d’envisagées? On a toujours favorisé l’émergence des jardins communautaires et collectifs sur notre territoire. (...) On verra avec les gens du jardin s’il y a d’autres possibilités. Mais pour le moment, les jardins vont demeurer là», a aussi avancé Michel Pinault.

La transaction, qui prévoit l’achat d’un terrain de 34 000 mètres carrés au coût de 1,6 million $, devrait être complétée d’ici la fin de 2020. Des discussions seront aussi réalisées avec le centre de services scolaire du Val-des-Cerfs pour une éventuelle cession de la portion nord du terrain, d’une superficie d’environ 17 890 mètres carrés.

Val-des-Cerfs est en demande auprès du ministère de l’Éducation pour quatre nouvelles écoles sur son territoire.