Une soixantaine de personnes se sont donné rendez-vous à l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc pour manifester leur soutien aux employés du secteur public, en pleine renégociation de leur convention collective.
Une soixantaine de personnes se sont donné rendez-vous à l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc pour manifester leur soutien aux employés du secteur public, en pleine renégociation de leur convention collective.

Les employés du secteur public veulent plus que des «mercis»

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Les employés du secteur public en ont assez des «mercis» et réclament «un réel coup de barre» dans les investissements. En pleine négociation pour le renouvellement de la convention collective avec le gouvernement, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a organisé samedi plusieurs manifestations à travers le Québec, et Granby ne faisait pas exception.

Un cortège d’une trentaine de véhicules a pris la route à partir de l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc, à Granby, pour aller rejoindre les délégations des cinq autres secteurs du Conseil central de la Montérégie-CSN au Ciné-parc Saint-Hilaire, en passant par les bureaux du ministre des Transports et député de Granby, François Bonnardel. 

Les employés du réseau de la santé et des services sociaux, de l’éducation ainsi que des organismes gouvernementaux sont en négociation pour le renouvellement de leur convention collective. «Nos services publics s’écroulent depuis trop longtemps. Aujourd’hui, on voit l’étendue des dégâts et c’est toute la population qui en souffre», affirme le vice-président du Conseil central de la Montérégie-CSN, Jean-Philippe Dell’Aniello.

«Pour que la situation s’améliore, poursuit-il, il faut impérativement régler une fois pour toutes les problèmes de pénuries de main-d’œuvre. Et pour y arriver, ça prendra plus que des mercis en conférence de presse. Il faut améliorer les conditions de travail et de pratique en s’attaquant sérieusement à la surcharge de travail qui est devenue insoutenable. Et ça prend aussi de meilleurs salaires, des augmentations significatives, particulièrement pour celles et ceux qui gagnent le moins.»

Toutefois, plaide-t-il, les représentants du gouvernement à la table de négociation n’ont pas la marge de manœuvre financière nécessaire pour atteindre ces objectifs. «Les discussions se poursuivent, mais on a l’impression qu’il n’y a pas de réelle volonté de passer de la parole aux actes», soutient Jean-Philippe Dell’Aniello.

Le Conseil central de la Montérégie-CSN représente environ 16 000 employés du secteur public, répartis dans 26 syndicats.