Les écoles secondaires et le cégep de Granby sont déjà prêts à faire face aux contrecoups que pourrait engendrer la légalisation du cannabis, en juillet 2018.

Les écoles sont prêtes à la légalisation du cannabis

Les écoles de Granby sont déjà prêtes à faire face aux contrecoups que pourrait entraîner la légalisation du cannabis. En fait, les établissements possèdent déjà des codes de vie ou des règlements qui interdisent la consommation, la possession et la vente de drogue. Ceux-ci prévoient également des sanctions en cas d’infraction. Et ces mêmes règles continueront à être appliquées.

Les établissements questionnés par La Voix de l’Est n’entrevoient pas, à l’heure actuelle, que la légalisation du cannabis entraînera des changements aux règles déjà en place dans l’environnement d’enseignement. 

La direction du cégep de Granby a fait savoir que lorsque le nouveau projet de loi sera adopté, leur règlement sera réévalué, s’il y a lieu, explique Lenina Frez Alvarez, coordonnatrice au service des communications au cégep.

Du côté de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, les directions des ressources humaines et des secrétariats généraux plancheront sur les balises à mettre en place, indique Isabelle Charest, coordonnatrice aux communications.

À l’école secondaire du Verbe Divin, il est possible que des extraits de la nouvelle loi soient ajoutés au code de vie, explique Jean Striganuk, directeur général de l’établissement.

Que ce soit dans les établissements secondaires privés ou publics ou au cégep de Granby, des codes de vie ou des règlements sont déjà en place en matière de stupéfiants. En fait, tous proscrivent la consommation, la possession et la vente de la drogue, ce qui inclut le cannabis. 

Les sanctions varient d’un établissement à l’autre, notamment en fonction de la nature de l’infraction commise et s’il s’agit d’une récidive ou pas. 

À l’école secondaire du Verbe Divin, si un élève est surpris en possession de drogue, c’est habituellement une expulsion automatique sans possibilité de réintégrer l’école dans la même année, explique M. Striganuk. « Le code de vie est assez clair à ce niveau-là et c’est une question de protéger aussi les autres élèves à l’école », explique-t-il. 

Du côté du Collège Mont-Sacré-Coeur, un étudiant surpris dans une situation similaire écope d’une suspension de trois jours. À son retour, il a l’obligation de rencontrer l’intervenante. En cas de récidive pendant son parcours scolaire, l’étudiant sera exclu du collège. Lorsqu’il est question de vente de drogue, il s’agit d’un renvoi automatique. 

Dans certains cas, l’étudiant pourrait pouvoir réintégrer l’école. « Si tu fais la preuve que tu fais des démarches pour régler la problématique ou qu’elle est résolue, tu peux revenir au collège. Ce n’est pas une exclusion à vie. Je l’ai déjà fait avec certains élèves et je suis content de l’avoir fait », explique Claude Lacroix, directeur général de l’établissement. 

Au cégep de Granby, où les plus de 18 ans sont les plus nombreux, il est là aussi interdit de posséder, de consommer ou de vendre de la drogue en vertu de leur Règlement relatif au milieu de vie. Des sanctions s’appliquent en cas d’infraction et elles peuvent aller jusqu’au renvoi. 

Les établissements secondaires de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs disposent chacun d’un code de vie dans lequel la consommation, la possession et la vente sont interdites. « Il n’y a pas de protocole précis de sanction. On mise plutôt sur les ressources et l’accompagnement pour aider les élèves et les sanctions varient selon la situation », explique Mme Charest. 

Par exemple, les écoles peuvent demander, si la situation l’exige, l’intervention des policiers lorsqu’un élève est en possession de drogue. 

Peu de changements à l’horizon

L’achat, la possession et la consommation de cannabis seront légalisés à compter du 1er juillet 2018 au Canada. Le gouvernement du Québec a récemment déposé son projet de la Loi encadrant le cannabis. Celui-ci interdit à toute personne âgée de moins de 18 ans d’acheter, de posséder ou de consommer cette substance. 

Le projet de loi prévoit également d’interdire le cannabis sur les terrains, dans les locaux ou les bâtiments mis à la disposition d’un établissement d’enseignement qui dispense des services d’éducation préscolaire, des services d’enseignement primaire ou secondaire, ou des services de formation professionnelle ou éducatifs pour les adultes en formation générale.