Se rafraîchir est difficile dans les établissements scolaires. À Rougemont, l'école primaire Saint-Michel a sollicité l'aide des pompiers. Une idée appréciée des élèves !

Les écoles s'adaptent à la chaleur excessive

En ces temps de canicule automnale, de nombreux enseignants doivent conjuguer avec des classes surchauffées, la plupart des écoles du Québec n'étant pas climatisées.
Certains locaux de Val-des-Cerfs ont affiché jusqu'à 40° Celsius, soutient le président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY), Éric Bédard. Un chiffre tempéré par la commission scolaire, qui évoque plutôt des températures oscillant entre 28 et 31° pour les classes les plus chaudes.
Quoi qu'il en soit, élèves, enseignants et employés ont dû s'adapter. À l'aide de ventilateurs, de déplacements dans une salle moins ensoleillée et de travaux allégés, notamment. « On est plus habitués à gérer des grands froids, mais la même logique s'applique », dit le directeur général de Val-des-Cerfs, Éric Racine.
« On demande de ventiler le plus possible, de donner plus de pauses pour boire de l'eau et de morceler les tâches. » Les classes situées plein sud sont aussi invitées à se déplacer ailleurs lorsque c'est possible.
Camion
À l'extérieur, M. Racine suggère de rechercher les points d'ombre. Du côté de Rougemont, l'école primaire Saint-Michel (commission scolaire des Hautes-Rivières) a poussé l'audace plus loin en demandant la visite des pompiers locaux pour rafraîchir les élèves et, dit-on, quelques employés courageux.
En début d'après-midi mardi, un camion à échelle s'est installé dans la cour de récréation pour créer une douche commune très appréciée. « Ça criait et ça courait partout, les enfants étaient très contents ! », dit le directeur du Service de sécurité incendie de Rougemont, Patrick Brodeur, qui s'y rend une à deux fois par année par temps chaud.
À Cowansville, c'est plutôt le manque d'eau qui a marqué les derniers jours à l'école primaire Sainte-Thérèse, au point où de l'eau embouteillée a dû être acheminée. Le problème, qui a été réglé lundi, s'expliquait par une mauvaise manipulation de conduits d'eau à la suite de travaux de réfection réalisés dans les rues avoisinantes.
Plaintes
De façon globale, Éric Racine soutient n'avoir reçu que peu de plaintes. « Ce sont des journées de classe normales, dit le directeur général de Val-des-Cerfs. Il faut s'adapter, c'est tout. Et je m'en remets aux directeurs de chaque établissement de s'assurer qu'il y a le meilleur confort possible pour les élèves et employés. »
Justement, pourquoi pas installer des systèmes d'air conditionné dans chaque école ? La question est souvent portée à ses oreilles, mais la réponse reste la même : les systèmes électriques et de ventilation des écoles qui n'en sont pas équipées ne peuvent supporter de telles installations, précise-t-il. À Val-des-Cerfs, seule l'école secondaire Joseph-Hermas-­Leclerc, à Granby, en a. 
Si l'inconfort subsiste, le président du SEHY recommande à ses membres de documenter leurs observations et de formuler leurs demandes par écrit aux directions d'école, question de laisser des traces. « Il y a des jeunes qui ont toutes sortes de problèmes, par exemple de comportement, et la chaleur n'aide pas », dit-il. Il ne relève toutefois aucun incident fâcheux.