«Arrivé en maternelle, l'enfant en aura pour des années à aller à l'école et à faire comme les autres, dit la directrice du CPE Rayons de soleil, Josée Charette. Pourquoi ne pas le laisser jouer pendant qu'il est encore dans la petite enfance?»

Les CPE utilisant l'approche Loczy se démarquent

Comme leur grande soeur de Roxton Pond, les nouveaux Centres de la petite enfance (CPE) annoncés à Saint-Joachim-de-Shefford et Sainte-Cécile-de-Milton embrasseront l'approche Loczy, une philosophie basée sur la liberté et l'autonomie qui ne fait pas l'unanimité.
Les rumeurs sur cette méthode abondent, a constaté La Voix de l'Est. Des plaintes ont d'ailleurs été formulées au député de Johnson et au ministère de la Famille concernant le CPE de Roxton Pond, Rayons de soleil, qui chapeaute les deux futurs établissements. On lui reprochait de laisser les enfants à eux-mêmes, de tolérer la violence et l'indiscipline, voire de ne pas respecter le programme éducatif gouvernemental.
La visite d'une inspectrice, il y a deux mois, a démenti ces craintes. Le CPE de la rue Laro se classe même parmi les établissements cités en exemple en Montérégie, précise-t-on au Regroupement des Centres de la petite enfance. «C'est pas pour rien qu'on nous a autorisés pour de nouveaux CPE», indique la directrice Josée Charette, rencontrée cette semaine dans le bâtiment bleu et beige étonnamment calme pour une garderie qui accueille une soixantaine d'enfants.
Des commentaires désobligeants, Mme Charette en entend à l'occasion. Elle déplore que ses détracteurs évitent de lui en parler directement. «J'aimerais leur expliquer, mais ils ne viennent pas me voir», dit-elle.
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