Le candidat du Parti conservateur du Québec Pierre Bélanger souhaite faire connaître son parti dans Granby.

Les conservateurs tentent un retour

Le Parti conservateur du Québec a présenté ses candidats pour les circonscriptions de la Montérégie et de l’Estrie, mardi soir à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le notaire Pierre Bélanger et l’ancien conseiller municipal de Saint-Anne-de-Sabrevois Serge Benoit défendront les idées conservatrices, respectivement dans les circonscriptions de Granby et d’Iberville. Le PCQ n’a pas encore trouvé de candidat pour Brome-Missisquoi.

Aucun député conservateur n’a siégé à l’Assemblée nationale depuis près d’un siècle. Le nouveau Parti conservateur, fondé par d’anciens adéquistes en 2009, espère tout de même faire élire une « voix dissonante » en octobre prochain.

Ce sont du moins les mots du candidat conservateur dans Granby, Pierre Bélanger, qui a accueilli La Voix de l’Est dans son cabinet, mercredi soir.

Ce dernier tentera de séduire les électeurs de la circonscription par des idées de la droite économique, en opposition aux programmes des autres partis qu’il juge trop à gauche. « Je trouve que la société québécoise se tourne de plus en plus vers la gauche depuis une cinquantaine d’années, vers un État de plus en plus présent dans plusieurs domaines où il ne devrait pas intervenir », constate-t-il .

M. Bélanger estime que les services de santé et d’éducation pourraient être mieux gérés si leur administration était calquée sur celle du privé. « Dans les hôpitaux, il n’y a aucun incitatif à servir plus de gens », estime le candidat conservateur qui aimerait voir des modifications dans le mode de financement des hôpitaux afin de favoriser la compétition entre les établissements.

Celui qui a été agronome au début de sa carrière milite également pour l’abolition de la gestion de l’offre en agriculture. « On estime que nous avons des agriculteurs qui sont de grandes personnes et qui sont capables de prendre leurs responsabilités et d’être compétitifs avec les autres », dit-il.

Investi depuis mardi seulement, le candidat conservateur a déjà commencé à rencontrer les électeurs. « J’ai fait un peu de porte-à-porte et je suis surpris de voir que les gens sont réceptifs. Je dois avouer que je m’attendais à me faire recevoir avec une brique et un fanal », confie le notaire.

Jamais deux sans trois
Pour sa part, le nom de Serge Benoit se retrouvera sur les bulletins de vote pour une troisième fois. Cet ancien péquiste avait occupé le siège de conseiller municipal de Sainte-Anne-de-Sabrevois en 2009 et avait été candidat la mairie en 2013, sans succès.

« Le cheval de bataille ça sera la santé et l’éducation!» lance sans hésitation M. Benoit en parlant de la campagne électorale qui commence à prendre forme.

Comme Pierre Bélanger, il souhaite voir les écoles publiques s’inspirer du modèle privé et les commissions scolaires disparaître. Il soutient également que sa circonscription est mal desservie en cliniques de santé.

« On veut dégraisser les ministères et donner aux gens des outils pour travailler », souligne-t-il.

Il aura toutefois beaucoup à faire pour porter sa voix à l’Asssemblée nationale puisque, comme la circonscription de Granby, les derniers sondages présentent une avance considérable pour la Coalition avenir Québec dans Iberville.

Des candidats dans chaque circonscription
Pour le chef du Parti conservateur Adrien Pouliot, il est particulièrement important de présenter des candidats dans chacune des 125 circonscriptions de la province.

« Ça prend ça pour être considéré comme un vrai parti par les médias nationaux. [...] Pour le financement aussi c’est important. Chaque vote sur un cycle de quatre ans rapporte 12,5 $ et on doit avoir au moins 1% des votes pour avoir nos dépenses électorales remboursées », explique M. Pouliot qui compte, selon ses dires, un appui important dans la région de Québec.