Même en grève, des employés demeureront affectés au traitement et à la distribution de l’eau potable, à la réparation mécanique de véhicules d’urgence et à d’autres travaux jugés urgents ou qui mettraient en péril la sécurité publique.

Les cols bleus envisagent la grève

Les 130 cols bleus de la Ville de Granby pourraient bien faire la grève vendredi si les négociations achoppent avec leur employeur. Une rencontre est prévue mercredi à l’Hôtel Castel dans l’espoir de dénouer l’impasse et d’en arriver à une entente.

Les deux parties sont en négociation sur le renouvellement de la convention collective qui est échue depuis le 1er janvier 2017. Malgré plusieurs rencontres, elles ne sont pas parvenues à une entente, les membres du syndicat ayant rejeté les deux offres présentées par leur employeur les 5 et 28 mai derniers. Un avis de grève a été déposé le 7 juin par la partie syndicale.

Le litige concerne principalement les horaires de travail plus flexibles que souhaite implanter la Ville. « On parle d’un déplacement du temps de travail pour une meilleure efficacité des travaux [publics] », explique Mélissa Mercure, directrice du Service des ressources humaines et des communications à la Ville de Granby.

« C’est un projet très ambitieux, reconnaît Patrick Phaneuf, conseiller syndical à la Centrale des syndicats démocratiques, qui chapeaute le Syndicat national des employés municipaux de Granby. Pour les salariés, c’est un gros morceau à avaler, mais malheureusement, l’employeur n’est pas ouvert à y aller graduellement. »

Mélissa Mercure est directrice du Service des ressources humaines et des communications à la Ville de Granby.

Services essentiels maintenus
La semaine dernière, un conciliateur a été assigné au dossier afin d’en arriver à une entente à la satisfaction des deux parties, qui reprendront les pourparlers mercredi.

Si l’employeur demeure sur sa position, le syndicat pourrait aller de l’avant avec une grève de 24 heures qui entrerait en vigueur à compter de minuit, vendredi. « Le syndicat souhaite régler, c’est certain. On va voir comment ça va se passer mercredi, mais pour l’instant, la possibilité de grève est encore là », affirme M. Phaneuf.

La Ville est pour sa part confiante de dénouer l’impasse lors de cette rencontre, indique Mme Mercure. « S’il n’y a pas d’entente, un calendrier de rencontres subséquentes peut être établi », explique la directrice.

Une éventuelle grève n’aurait pour ainsi dire aucun effet, soutient-elle ensuite, étant donné que l’horaire d’été des cols bleus vient d’entrer en vigueur. « La plupart ont déjà congé le vendredi, et des employés devront être disponibles pour les services essentiels et les urgences », mentionne-t-elle.

En somme, en vertu d’une entente pour le maintien des services essentiels intervenue la semaine dernière entre les parties, des employés demeureront affectés au traitement et à la distribution de l’eau potable, à la réparation mécanique de véhicules d’urgence et à d’autres travaux jugés urgents ou qui mettraient en péril la sécurité publique.

« Il va toujours y avoir du personnel pour les urgences, assure également M. Phaneuf. Par exemple, si on constate la présence d’un petit nid-de-poule, on pourrait l’entourer de barrières pour en signaler la présence, sans le réparer. Mais si le trou menace la sécurité des usagers de la route, on va envoyer quelqu’un pour le réparer. »

Patrick Phaneuf est conseiller syndical à la Centrale des syndicats démocratiques.

Le Syndicat national des employés municipaux de Granby représente près de 130 cols bleus de tous les secteurs de la municipalité.