Les chérubins de marbre rapportés d'Europe par l'ex-maire Horace Boivin sont sortis de l'ombre. Ils trônent dans le hall de l'hôtel de ville.

Les chérubins à l'hôtel de ville de Granby

Les chérubins de marbre rapportés d'Europe par l'ex-maire Horace Boivin sont sortis de l'ombre. Ils trônent dans le hall de l'hôtel de ville. Une situation toutefois temporaire, car c'est dans la salle multifonctionnelle de l'église Notre-Dame qu'ils seront disposés, une fois le projet de rénovation complété.
« On les avait (les chérubins). Ils étaient prêts. (...) Pourquoi les garder dans une boîte pendant encore un an et demi, deux ans ? », a fait valoir le maire de Granby, Pascal Bonin. 
Celui-ci a invité les citoyens présents à la séance ordinaire du conseil, lundi soir, à aller leur jeter un coup d'oeil. Leur présence est encore toute nouvelle à l'hôtel de ville, car c'est lundi, dans la journée, que les employés des travaux publics les y ont installés. 
Deux des chérubins encadrent l'escalier qui mène à l'étage, tandis que les deux autres sont au haut. 
Ces oeuvres, qui représenteraient chacune une saison, sont entourées d'une aura de mystère, comme l'a rapporté La Voix de l'Est en novembre dernier. Même la Société d'histoire de la Haute-Yamaska dispose de peu d'informations sur les chérubins. Chose certaine, ils sont arrivés à Granby en 1955, dans la foulée d'un séjour d'Horace Boivin en Europe. Les statuettes proviendraient d'une galerie d'art de Rome, en Italie. Mais la date de leur création est vague. 
Les chérubins étaient entreposés au garage municipal depuis deux ans, mais ils ont longtemps séjourné au Zoo de Granby. Plutôt volumineux, les socles sur lesquels ils reposent ont été réduits l'automne dernier, a précisé le directeur des travaux publics, Sylvain Flibotte. 
Salle multifonctionnelle
Les oeuvres demeureront ainsi à l'hôtel de ville jusqu'à ce que le projet de transformation de l'église Notre-Dame soit complété. Si le programme de génie mécanique du Cégep de Granby doit entre autres s'installer dans le sous-sol, la nef, elle, sera transformée en salle multifonctionnelle. Elle sera sous la responsabilité de l'organisme Vie culturelle et communautaire de Granby. C'est dans cette nouvelle salle que les chérubins veilleront sur les Granbyens. 
Le contrat pour la réalisation des travaux de réfection doit être accordé ce printemps. Le chantier pourrait s'échelonner sur un an. Les coûts sont estimés à 9 millions $, dont 5,7 millions $ sont assumés par la Ville. 
Le maire se réjouit par ailleurs que le sarcophage romain, une autre oeuvre offerte jadis à Horace Boivin, suscite l'admiration dans l'entrée de la bibliothèque Paul-O-Trépanier. L'oeuvre y a été installée dans la foulée des travaux de rénovation de l'endroit réalisés l'été et l'automne derniers.
« Si on peut le refaire ailleurs, tant mieux ! Ça appartient aux citoyens de la Ville de Granby. On veut que les gens les voient (les oeuvres) », affirme Pascal Bonin. 
« Le but, c'est de faire plaisir à la population, commente également le maire. (...) Les gens de Granby ont un attrait pour le patrimoine. »