« Je ne suis pas surpris du résultat, mais un peu déçu », a fait savoir le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin.

Les Césairois disent non au projet de station-service

Le conseil municipal de Saint-Césaire devra refaire ses devoirs ou aller en référendum dans les prochaines semaines concernant la venue d'une quatrième station-service sur la route 112, un projet de 4 M $ qui a suscité une levée de boucliers. Le registre ouvert jeudi a recueilli suffisamment de signatures pour bloquer le changement de zonage nécessaire à la réalisation du projet.
Les contribuables de la zone concernée et de celles contigües étaient appelés à signer un registre s'ils étaient en désaccord avec le changement de zonage pour un ajout d'usage, soit celui d'un poste d'essence. 
Un minimum de 29 signataires était nécessaire pour qu'il y ait tenue d'un référendum. Il y en a eu 34 au terme de la journée.
« Je ne suis pas surpris du résultat, mais un peu déçu, a fait savoir le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin. Je crois que les gens du secteur concerné n'ont pas vraiment compris la portée du projet, ils ont certaines inquiétudes par rapport au flux de circulation qui pourrait augmenter sur la rue Cécile. Pour notre part, nous croyons que cela n'aurait pas une grande influence. Par ailleurs, le fait de refuser un projet évalué à près de 4 millions de dollars envoie un mauvais message aux futurs investisseurs qui pourraient venir s'implanter dans notre ville. Je suis convaincu qu'il faut être ouvert à des projets de cette envergure pour attirer des commerces et des familles qui vont contribuer à enrichir notre richesse foncière. »
Les options
Quelques options s'offrent maintenant aux élus. Ils peuvent retirer ou modifier la modification au règlement de zonage de ce secteur ou enclencher un processus référendaire. 
Lors de la prochaine séance du conseil, il y aura dépôt de la certification du registre, indique la directrice générale, Isabelle François. Le délai pour pouvoir tenir un scrutin référendaire, selon la loi québécoise, est de 120 jours après l'adoption du règlement. Dans ce cas-ci, avec l'adoption au 11 juillet, ce délai arrive à échéance à la mi-novembre, une semaine après les élections municipales générales.
Il est trop tôt pour dire quelle option sera retenue. « Le conseil de ville aura à se pencher sur la [question] », conclut M. Benjamin.