Pierre Paradis, Marie Bouillé, François Bonnardel et Yves-François Blanchet.

Les candidats ne sont pas encore tous connus dans la région

Finies les rumeurs et les spéculations. Le Québec ira aux urnes le 7 avril prochain. Plusieurs luttes s'amorcent - ou sont déjà amorcées - sur le territoire couvert par La Voix de l'Est. Nous vous proposons ici un bref tour d'horizon.
Depuis les dernières élections provinciales de septembre 2012, la ville de Granby constitue une circonscription à part entière. Adéquiste/caquiste depuis l'élection de François Bonnardel en 2007, le nouveau comté compte 49 657 électeurs. Au dernier scrutin, le député sortant avait remporté la mise avec une forte majorité de 11 015 voix devant son plus proche adversaire, Luc Perron du Parti québécois. Le candidat libéral Guy Gaudord avait terminé la course au 3e rang, avec 16,17% des votes. 
Cette fois, le représentant caquiste amorce la campagne en ne connaissant pas tous ses rivaux. Il a déjà eu l'occasion de se frotter au candidat libéral Pascal Proulx, dans un duel dont le ton risque d'être acerbe.
Les autres aspirants connus pour le poste de député de Granby sont André Beauregard (Québec solidaire) et Jocelyn Beaudoin (Option nationale). Ce dernier avait tenté sa chance pour le même parti en 2012, récoltant 1,27% du suffrage. Étonnamment, seul le PQ tarde à nommer un candidat. Hier encore, l'exécutif régional n'avait encore personne à annoncer. «On le fera vendredi au plus tard, a assuré le président du PQ à Granby, Serge Roy. C'est une personne très connue à Granby, quelqu'un de très grand prestige qui va faire trembler François Bonnardel», promet-il. Ce futur candidat en serait à sa première expérience politique.
Brome-Missisquoi
Immense, la circonscription de Brome-Missisquoi comprend désormais une vingtaine de municipalités (voir tableau ci-joint). Avec ses 54 977 électeurs, il s'agit d'un véritable château fort libéral, avec le député Pierre Paradis qui y règne en souverain depuis 1980. Fidèle à son habitude, ce dernier laisse planer le mystère sur ses intentions, mais à ce jour, rien n'indique son retrait de la politique provinciale.