Rosalie Prémont, Sylvain Prémont, Amélia Prémont et Patricia Jean sont en train d’installer leur campement. Une première expérience de camping pour la famille.

Les campings de la région ont la cote

Alors que les vacances de la construction battent leur plein, La Voix de l’Est a contacté plusieurs campings de la région, de manière aléatoire, afin de prendre le pouls de leur situation.

Généralement, les campings reçoivent un peu plus de voyageurs pendant la période des vacances de la construction, même si l’ampleur du phénomène est variable d’un secteur à l’autre.

Au Camping Vacances Bromont, cela marque le début de la période la plus achalandée de l’année. « La semaine avant le début des vacances de la construction, on était à 95 % de la capacité maximale et on va être à pleine capacité même deux semaines après, rapporte le propriétaire et directeur général du camping, Pierre-Marc Lussier. On est dans la bonne région pour l’industrie du camping. »

Même constat à Sainte-Angèle-de-Monnoir, au Camping Domaine du Rêve. La semaine avant les vacances de la construction, ainsi que les deux qui suivent, sont les plus achalandées de l’année. « Le camping est à pleine capacité, indique le propriétaire, Yves Gingras. C’est comme ça chaque année. »

Beau temps, mauvais temps ?

Dans certains campings, la température dicte le rythme de passage des voyageurs. En bordure du lac Brome, au Domaine des Érables, la température et la santé du lac sont les patrons, assure la copropriétaire, Reine Boisvert. Selon elle, un parallèle s’impose avec le ski alpin et l’achalandage sur les pistes en fonction des conditions météorologiques. « Les gens s’adaptent et choisissent les bonnes journées », explique-t-elle.

Marie-Josée Ponton travaille dans le domaine de la santé, à Montréal. Elle et son conjoint s’évadent un mois dans leur abri de toile, et ce, depuis les douze dernières années.

Partout, les campeurs en tente sont en minorité par rapport aux motorisés et aux roulottes.

Au Camping Granby, Hélène Côté, qui s’occupe de l’accueil, a remarqué que le nombre de tentes diminue encore plus en période de canicule. « Probablement parce qu’ils ressentent davantage la chaleur », avance-t-elle.

Marie-Josée Ponton et son conjoint sont l’exception à la règle. Chaque année, depuis douze ans, c’est dans un abri de toile qu’ils choisissent d’échapper au rythme effréné de la vie en ville. « On a une vie hyper stressante et on décide, une fois de temps en temps, de profiter de la vie et de ralentir le rythme. De vivre différemment », explique-t-elle.

Ils ont essayé l’expérience en roulotte, puis ils ont réalisé qu’ils aimaient mieux les tentes, dit Marie-Josée. « C’est peut-être une vie un peu plus compliquée, parce qu’on n’a pas tout le confort moderne, avoue-t-elle. Mais on vit avec ce qu’on a et ça nous rend heureux. »

Ils sont tous deux passionnés de lecture, une passion qu’ils ont amplement le temps de vivre lors de leur mois de repos, dans leur abri aux murs souples.

Ginette Lunghi en est à sa troisième année consécutive au Camping Granby.

Séjours de courte et longue durée

D’un camping à l’autre, la proportion de campeurs saisonniers varie. Au Camping Vacances Bromont, le ratio est de quatre saisonniers pour six temporaires. C’est plutôt l’inverse au Camping Domaine du Rêve avec quatre campeurs de passage pour six campeurs de longue durée. Soixante sites sur les 185 sont réservés pour les campeurs temporaires au Domaine des Érables.

Au Camping Granby, les trois quarts des campeurs s’installent pour une longue période de temps. La famille Prémont-Jean fait partie du quart de campeurs de passage pendant les vacances de la construction. Ils étaient en train d’installer leur roulotte pour trois jours lorsque l’entrevue a débuté.

Cette année, ils ont délaissé les plages du Maine pour une première aventure de camping. « On est venu se reposer et vivre une nouvelle expérience avec les enfants », indique la mère, Patricia Jean.

En quête d’équilibre

Les campeurs rencontrés expliquent que faire du camping leur permet de se reposer tout en ayant une vie sociale active. Ginette Lunghi et son mari en sont à leur troisième année au camping. « Depuis trois ans, on vient ici l’été, et l’hiver on va dans le Sud », dit-elle. Ils reviennent chaque année « parce qu’il y a beaucoup de gens et que le social c’est ici que ça se passe », explique cette redoutable joueuse de pétanque. « J’ai commencé à jouer il y a deux ans, et j’y suis tous les soirs maintenant ! » dit-elle en riant.

L’activité par excellence de Mme Lunghi : la parade du Père-Noël. « Il y a un vrai renne et des chevaux ; c’est de toute beauté ! »

La famille Casavant au Camping Granby

C’est aussi une activité appréciée de la famille Casavant. Pour eux, en choisissant le camping comme destination voyage, tous peuvent y trouver leur compte : « La piscine, le lac, les jeux d’eau pour les enfants, la patinoire pour le DEC hockey, les terrains de tennis et de baseball, etc. », énumère la grand-mère.

Toutes les raisons sont bonnes pour passer du temps en famille sous le soleil. Bonnes vacances de la construction à tous les campeurs.