La vigilance de ses voisins a permis à Marcel d’être hospitalisé et d’être soigné.

Les bons Samaritains d’à côté: un Miltonnais sauvé par ses voisins

Le bon voisinage est précieux. N’eût été la vigilance de ses voisins Ginette et Roger, la santé de Marcel (nom fictif) aurait pu en prendre pour son rhume.

L’arrêt de la prise d’un médicament il y a quelque temps a mené à des changements drastiques dans le comportement du Miltonnais, qui a accepté de témoigner sous le couvert de l’anonymat.

« Ils voyaient que ça n’allait pas, se souvient-il. Je tombais soudainement, j’ai perdu une vingtaine de livres en peu de temps. Une fois, je suis allé dormir en oubliant de fermer les robinets. »

Inquiet, le couple s’est enquis de la santé de son voisin, qui ne réalisait pas que son comportement était devenu anormal.

Les bons Samaritains ont donc emmené Marcel à l’hôpital de Granby. Cette visite imprévue au centre hospitalier a permis de déceler un problème encore plus important chez Marcel, alors que le médecin en charge lui a fait passer une imagerie médicale au cerveau.

« J’en avais passé une il y a quelques années et le médecin a remarqué que le flux sanguin avait augmenté dans mon cerveau », explique Marcel.

L’homme a été rapidement transféré au Centre hospitalier de Sherbrooke, où on l’a opéré durant le long congé de la Fête nationale. « J’ai été chanceux, car comme c’était le congé, j’étais le seul patient au bloc opératoire », raconte-t-il.

Au lendemain de l’intervention chirurgicale, qui a permis le retrait de caillots de sang à son cerveau, Marcel était déjà en train de marcher. Il est rentré chez lui en milieu de semaine dernière, après une hospitalisation d’un peu plus d’une dizaine de jours.

« J’ai eu l’impression d’avoir passé deux ou trois mois à l’hôpital », affirme celui qui est reconnaissant pour les bons soins reçus durant son séjour, notamment par le Dr Huppé, à Granby, et le Dr Effendi, neurochirurgien à Sherbrooke.

Reconnaissance

Marcel en est convaincu: ses voisins lui ont sauvé la vie. « Quelque part, j’ai été très chanceux [dans toute cette histoire]. Si je n’avais pas eu le secours de ma voisine, les choses auraient pu être pires », clame-t-il.

« Ils ont pris la peine de venir me voir, ils ont insisté sur la nécessité que j’aille à l’hôpital, poursuit-il. Si je n’avais pas été soigné, on n’aurait pas vu que la pression dans mon cerveau avait augmenté. »

De retour chez lui, le Miltonnais a fait parvenir à La Voix de l’Est son témoignage, dans lequel il remercie ses voisins, les professionnels de la santé qui ont été à son chevet de même que ses amis Marcelle, Manon et Sylvain, qui ont veillé sur lui durant sa convalescence.

Toute cette histoire lui fait dire que le bon voisinage est important, surtout pour des gens qui, comme lui, vivent seuls.

« Aujourd’hui, on dirait que les gens ne se parlent plus, constate Marcel. Pourtant, c’est bon de garder un œil sur ses voisins. On ne sait jamais quand ils pourraient avoir besoin d’aide. »

La vigilante voisine a décliné notre demande d’entrevue.