Léonie Fleury Paré présentera ses compositions à la Maison de la culture de Waterloo le 13 décembre prochain, dans le cadre de son projet personnel à l’École l’Envolée.
Léonie Fleury Paré présentera ses compositions à la Maison de la culture de Waterloo le 13 décembre prochain, dans le cadre de son projet personnel à l’École l’Envolée.

Un moment décisif pour Léonie [VIDÉO]

Pour son projet personnel au Programme d’éducation internationale de 5e secondaire à l’école l’Envolée de Granby, Léonie Fleury Paré, voit grand. Le vendredi 13 décembre prochain, elle présentera un spectacle intitulé Brouillon. Dès 20 h, à la Maison de la culture de Waterloo, elle montera sur les planches pour dévoiler ses propres compositions.

« Je pourrais faire quelque chose de plus facile comme projet, indique la jeune femme de 17 ans. Mais je me suis dit que c’était peut-être un futur choix de carrière, alors... Ce spectacle est décisif. La réussite de ce projet est significative. »

La jeune artiste, qui joue du piano depuis l’âge de quatre ans et qui compose depuis quelques années, a fait de ce projet personnel un moment décisif.

Celle qui chantera environ 13 de ses compositions sur la scène de la Maison de la culture a passé les auditions, l’an passé, pour le camp de blues du Festival international de Jazz de Montréal, où elle a été retenue. Ce camp, offert aux 13 à 17 ans, permet à de jeunes musiciens de bénéficier de plusieurs formations musicales et de participer, à la fin de la semaine, à un concert sur la scène principale du Festival.

« Ça m’a donné le goût de faire ça tous les jours, toutes les minutes, tout le temps ! lance Léonie. Ça m’a donné la piqure. Le déclic. »

Elle a pu ainsi avoir, dit-elle, une vision plus globale du monde de la musique et, même si elle le savait déjà, de voir qu’on pouvait en faire un métier.

Ses inspirations ? Émile Bilodeau, dit-elle. « J’aime aussi Charlotte Cardin. On m’a souvent dit que ma façon de composer ressemblait à la sienne. »

Tous les matins, sa musique est sur shuffle. « Ça va de Supertramp à Drake, aux Beattles, à des choses expérimentales, du blues, du jazz, du pop, illustre-t-elle. C’est tellement varié. J’aime écouter et voir ce qu’il y a de spécial dans chaque toune. »

Bulles au cerveau

Léonie définit son style musical comme un « mélange de sonorités autant acoustiques qu’électroniques ». Le mot « mélange » est d’ailleurs très important, puisque sa musique n’est pas du tout unidirectionnelle.

En effet, elle explore toujours, cherche sa voix (e). Chaque pas l’amène à des découvertes qui la poussent vers d’autres horizons. Récemment, elle a « mixé » sa voix au son de son piano dans un logiciel permettant de créer des effets sonores. D’ailleurs, elle dit adorer « s’asseoir des heures pour jouer avec son laptop ».

« Faut pas essayer d’être meilleur que les autres. Il faut essayer de trouver sa voix. De trouver son grain. C’est ça que j’explore en ce moment : trouver ce qui me démarque. »

Lorsqu’on lui demande de quelle chanson elle est le plus fière, elle répond en trois temps. D’abord, Waiting, parce que c’est la première chanson qu’elle a enregistrée. Celle qui lui fait dire que tout est possible. Puis, L’épave, composée avec voix et piano et qui œuvre comme une sorte de catharsis. Enfin, la chanson Where you wanna go, une composition de son père Jean-Michel, qu’elle avoue avoir forcé à perfectionner, et qu’il présentera à son spectacle.

La création, pour Léonie, fonctionne par bulles au cerveau, image-t-elle. « Ça peut être quand je marche de l’autobus à l’école ou quand je suis dans la douche. Là, faut je me dépêche de sortir pour aller l’écrire et je chantonne l’air tout le long pour ne pas l’oublier. »

Quand elle écrit et compose, elle devient comme en transe, ne cache pas la jeune chanteuse. « J’ai besoin de ça pour me concentrer sur autre chose. C’est une échappatoire. »

Trois objectifs

Dans le cadre de son spectacle du 13 décembre prochain, organisé en collaboration avec les écoles secondaires l’Envolée et J.-H.-Leclerc, Léonie s’est donné trois objectifs. « Je veux réussir à présenter mes créations comme je sais les chanter dans ma chambre, toute seule. Je veux être à l’aise, me dégêner, tout donner. Ce projet m’aide à m’ouvrir. »

Aussi, elle serait aux anges si au moins 100 spectateurs venaient la voir et l’entendre. Avec les profits de la vente de billets, elle souhaiterait finalement louer un studio pour enregistrer ses compositions. Pour en savoir plus sur la jeune artiste, il suffit de se rendre sur sa page Facebook : Léonie-Musiqueee. C’est d’ailleurs là qu’il est possible de se procurer des billets pour Brouillon.