Marie-France Lagacé, 13 ans, pratique le karaté depuis dix ans. Elle participera au Championnat canadien à Toronto, en mai prochain.

Le karaté, un art de vivre

Marie-France Lagacé, 13 ans, est tombée dans le karaté comme Obélix dans la potion magique. Elle a commencé à pratiquer ce sport à l’âge de trois ans et elle n’a jamais arrêté, malgré les embûches, les imprévus et les découragements passagers.

« Marie-France a toujours persévéré », mentionne son père, Sylvain Lagacé, propriétaire du Centre Shin à Granby.

« Elle aime beaucoup l’entraînement. Elle aime se dépasser ».

La jeune femme, ceinture mauve en karaté de type kata, a participé aux Jeux du Québec en 2018. Une expérience qui lui a grandement plu et de laquelle elle est ressortie très fière.

Pour elle, gagner n’est pas important. Participer, se faire des amis et faire de son mieux, oui.

Championnat canadien

En mai prochain, la jeune Granbyenne participera à son premier Championnat canadien à Toronto, dans la catégorie Jeunesse (12-13 ans). « C’est nouveau de pouvoir être champion canadien dans la catégorie 12-13 ans », indique Sylvain Lagacé, qui a participé six fois au Championnat canadien par le passé.

Une place sur le podium que souhaite obtenir Marie-France, certes, mais il s’agit seulement de « la cerise sur le sundae », illustre-t-elle.

Les relations, l’entraînement, l’expérience vécue et les valeurs sont ce qui lui importe le plus.

« Là-bas, je vais faire de mon mieux. Pour l’instant, je m’amuse. Je vis au jour le jour ». La transmission des valeurs et de l’art de vivre du karaté à sa fille est importante pour Sylvain Lagacé, qui considère cet art martial comme une « méthode d’éducation ». Ce dernier a d’ailleurs beaucoup inspiré Marie-France à poursuivre dans cette voie. « C’est beaucoup grâce à mon père si j’aime autant le karaté, dit-elle. Lorsqu’il me racontait toutes ses histoires, je me disais ‘Ok, je vais essayer moi aussi ! ’ ». En plus du karaté, Marie-France se passionne pour les langues, elle qui parle assez bien espagnol.

Inspirations

Dans le code moral véhiculé par le Centre Shin de Granby, on retrouve l’engagement, la responsabilité, la sincérité, le respect et la bonté, entre autres. Il est important pour Sylvain Lagacé d’outiller sa fille — et ses élèves — pour affronter les difficultés de la vie. Ainsi, l’effort est au centre de tous les entraînements de Marie-France.

Par ailleurs, dans le cadre d’entraînements obligatoires pré-compétition, Marie-France a pu rencontrer une athlète qui l’inspire beaucoup, Katarína Vadovicová, une karatéka canadienne ayant remporté la médaille d’or en kata individuel féminin aux championnats panaméricains de karaté, en 2006. Pendant toute une journée, cette dernière a conseillé Marie-France sur comment être « plus explosive » et elle lui a enseigné quelques techniques d’échauffement. Ensemble, elles ont travaillé l’endurance, la stabilité, l’équilibre et la vitesse, éléments de base de l’art martial.

La passion du karaté de Marie-France est si vive qu’elle a fait écho auprès de ses amis, notamment Éloi Bergeron, qui a voulu essayer le karaté à cause d’elle.

« Il catche vite ! », insiste Marie-France.

« La santé et le mental, c’est précieux. Je ne me souviens pas tellement des médailles, mais je me souviens de comment j’ai eu du fun dans les compétitions et des relations que j’ai créées. L’important, c’est d’avoir bon cœur », rapporte M. Lagacé, aux côtés de sa grande fille qui hoche la tête en signe d’approbation.