Jade Roy a trouvé dans le cheerleading une motivation à aller à l’école.
Jade Roy a trouvé dans le cheerleading une motivation à aller à l’école.

Jade Roy carbure au cheerleading

Le sport a parfois des vertus insoupçonnées. Pour bien des jeunes, c’est une source de motivation pour réussir leurs études. Pas de bonnes notes ? Pas de sports. C’est le cas de la Cowansvilloise Jade Roy qui fait de la natation en sports-études, mais aussi du cheerleading, ce qui lui a permis de se concentrer sur son avenir.

À 17 ans, Jade est en quatrième secondaire, puisqu’elle a dû refaire son secondaire un. « Je n’ai jamais vraiment aimé l’école, confie-t-elle. Quand j’ai doublé, je me suis dit que je ne voulais plus jamais revivre ça. Après l’école, j’allais au cheerleading, ce qui était très positif. J’étais plus motivée à me lever le matin. »

Pas le choix de se concentrer également sur son programme sports-études, même si l’horaire est souvent chargé.

Le cheerleading compétitif est le sport qui la fait le plus vibrer depuis qu’elle a dû cesser la gymnastique en raison d’une blessure. Un sport qu’elle a découvert en regardant des films.

À un moment donné, « j’écoutais Le tout pour le tout quasiment tous les jours. C’était le film que j’aimais le plus. J’aime aussi l’uniforme. Quand j’étais petite, j’écoutais beaucoup de vidéos et je trouvais que l’uniforme et la boucle dans les cheveux, c’était vraiment beau ! »

Se sentir soi-même

Jeune adolescente, elle a commencé ses premiers pas de cheerleader à son école secondaire, Massey-Vanier, dans un groupe parascolaire. Au bout de deux ans, le groupe s’est dissout, faute d’entraîneur. Sa mère l’a ensuite inscrite au club Cheertanik, à Saint- Jean-sur-Richelieu, puisqu’il n’y avait pas de groupe similaire dans la région. Elle fait partie de l’équipe la plus avancée du club, avec la Farnhamienne Noémie Duhamel. Dans cette nouvelle discipline, ses années de gymnastique lui servent d’ailleurs très bien.

« J’ai fait dix ans de gymnastique. J’ai fait deux clubs et juste le fait d’avoir fait ce sport-là, ça a permis à mes muscles de se former. Quand je fais mes figures dans les airs, mon corps est plus stable. Ça m’aide beaucoup aussi quand je fais des lignes de mouvements en avant », comme des figures de gymnastique au sol.

« Je me sens vraiment moi-même dans ce sport-là et je me sens libre chaque fois. » Jade Roy est voltige dans l’équipe G.I. Janes.

Jade est voltige dans l’équipe des G.I. Janes, c’est-à-dire qu’elle est régulièrement propulsée dans les airs. « Je me sens vraiment moi-même dans ce sport et je me sens libre. Oui, c’est ultra stressant, mais quand je me fais lancer dans les airs, c’est là que je réalise que je pourrais faire ça toute ma vie. »

The One à Orlando

L’équipe a obtenu son laissez-passer pour la compétition The One, à Orlando en Floride, le 18 janvier dernier après une compétition à Montréal.

Pour en arriver là, le groupe a dû faire une course contre la montre. Un mois plus tôt, lors d’une autre compétition jugée par les mêmes personnes, les G.I. Janes ont bien failli être disqualifiées. Un entraîneur américain avait travaillé la chorégraphie avec elles et avait intégré une technique de lancer illégale au Canada, mais toujours autorisée aux États-Unis.

« Nous avons terminé en troisième place. Ils nous ont avertis de faire attention. Ça nous a donné une motivation pour changer ça et se rattraper. »

Les efforts ont été payants. Le groupe a récolté l’or à la compétition de janvier. Une centaine d’équipes de différents niveaux faisaient partie de la compétition.

Les jeunes filles présenteront leur chorégraphie lors des championnats nationaux, à Niagara Falls, du 3 au 5 avril, puis à The One les 1er et 2 mai. D’ici là, Jade souligne que le travail n’est pas terminé et qu’elle et ses coéquipières continueront de perfectionner leur routine.

La suite

Après son secondaire, Jade compte faire ses mathématiques et ses sciences fortes pour entreprendre ensuite ses études postsecondaires. Elle qui n’aimait pas l’école, cultive maintenant de grandes ambitions. Elle souhaite devenir biologiste marine !

Quant au cheerleading, elle voudrait gravir les échelons, mais il n’y a rien à proximité, ce qui pose problème quand il est question de transport. Par contre, « si jamais j’ai la chance d’être recrutée à un niveau plus haut, j’aimerais ça », conclut-elle.