Un caméraman de la Fédération de volley-ball du Québec a filmé les jeunes athlètes en pleine action en vue d’une future campagne publicitaire.

Les As de sable pris en exemple

Le club de volley-ball les As de sable, basé à Granby, a été remarqué par la fédération provinciale de ce sport. En particulier son volet mini beach-volley, offert aux jeunes âgés de 9 à 12 ans depuis le début de l’été, qui est unique au Québec. Une équipe de tournage a même débarqué au parc Daniel-­Johnson mercredi afin de tourner une publicité qui en fera la promotion.

Les responsables des As de sable ont eu toute une surprise lorsqu’ils ont appris que la fédération provinciale de volley-ball souhaitait venir à Granby pour une journée de tournage. 

« On n’avait pas vraiment d’ambition pour faire connaître [le mini beach-volley] à tout le monde, mais on a appris que c’était une offre unique dans la Fédération et que c’était une initiative qui pourrait faire des petits », lance le fondateur et président de l’organisme, Léandre Lajeunesse. 

Les As de sable proposent déjà des programmes variés pour tous les groupes d’âge, mais l’organisme a décidé d’ajouter une corde à son arc cette année avec le volet mini beach-volley.

Une toute première à l’échelle du Québec.

Comme M. Lajeunesse, il existe plusieurs programmes de volley-ball intérieur ou de plage, mais tous sont réservés aux adolescents ou aux adultes. 

« La Fédération a [la compagnie de fabrication de ballons de volley-­ball] Mikasa comme commanditaire et la commandite inclut une promotion que doit faire la Fédération à Mikasa. Ce n’est pas une promotion directe, ce qu’ils demandent, c’est de cibler les initiatives en mini volley-ball », explique M. Latendresse.

« Quand ils ont vu notre initiative, ils se sont dit qu’ils ne pouvaient pas passer à côté ! », ajoute-t-il. 

Vaincre les préjugés

Le mini beach-volley est une version du volley-ball de plage adaptée pour les plus jeunes.

En voici les détails : quatre joueurs composent chaque équipe, les dimensions du terrain sont moindres, le filet est abaissé et le ballon est attrapé puis relancé dans le jeu au second contact.

En incitant les jeunes à s’investir dans le volley-ball, Léandre Latendresse­ croit qu’il est possible de vaincre certains préjugés entourant ce sport. 

« Il y a une réalité en volley-ball, c’est que c’est vu comme étant majoritairement féminin, mais le volley-ball de plage a une assez bonne presse du côté des garçons. »

D’ailleurs, la cohorte de jeunes inscrits cet été dans le programme à Granby est presque paritaire. 

Comme l’explique M. Lajeunesse­, l’inscription au programme de mini beach-volley est pour le moment plus dispendieuse — 175 $ pour l’été — que d’autres sports estivaux comme le soccer, « mais les dépenses s’arrêtent à l’inscription, il n’y a pas de matériel à acheter. [...] et si on compare avec d’autres programmes de loisir, ce n’est pas le père d’un des jeunes qui coache, mais un professionnel. »

Les As entendent toutefois revoir les coûts d’inscription à la baisse dès la saison prochaine.

Potentiel de développement 

L’organisme sans but lucratif fondé en 2011 tient ses activités à Waterloo, Magog, Sherbrooke, Gatineau et Granby, mais ce n’est que dans ces deux dernières municipalités que des cohortes de mini beach-volley ont été formées, réunissant en tout une vingtaine de jeunes, dont la moitié à Granby. 

Les organisateurs espèrent toutefois un développé rapidement leur programme dès la saison prochaine.

« À Granby on aimerait offrir une deuxième plage horaire différente, à Sherbrooke et Magog on va ouvrir un groupe et à Gatineau on veut vraiment faire exploser ça ! », enchaîne Léandre Lajeunesse.