« Chanceuse de pouvoir marcher »

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« Chanceuse de pouvoir marcher »

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Gabrielle Muise, 18 ans, a un morceau de métal dans le tibia. Mais ce n’est certainement pas ça qui l’arrête, elle qui désire participer au Grand défi Pierre Lavoie, le 20 juin, soit un parcours à vélo de 135 km.

« J’avais une jambe plus courte de 3,4 centimètres. La droite », mentionne la Granbyenne présentement en 5e secondaire.

Loucas Éthier: à la conquête du monde... des lames aux pieds

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Loucas Éthier: à la conquête du monde... des lames aux pieds

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
En 2019 dans La Voix de l’Est, Loucas Éthier déclarait que ce serait fantastique de vivre un jour une compétition à l’international. Ce jour est venu. Lui et sa partenaire viennent de se qualifier pour le Championnat du monde junior de l’ISU en patinage artistique. Du 2 au 8 mars, lui et Kelly-Ann Laurin s’envoleront vers Tallinn, la capitale de l’Estonie.

« La Fédération canadienne de patinage artistique nous a suivis toute l’année, et à la lumière de nos performances, elle a décidé de nous envoyer au Championnat du monde ! », mentionne avec joie Loucas, 19 ans.

Frédérik Côté: un horaire d'adulte et un coeur d'enfant

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Frédérik Côté: un horaire d'adulte et un coeur d'enfant

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Frédérik Côté, 20 ans, vient de passer la fin de semaine à dormir dans le bois. Non pas pour prouver son endurance, mais pour accompagner les jeunes scouts dans un camp hivernal, lui qui est animateur scout bénévole. Pour son dévouement et ses nombreuses implications, le jeune homme de Granby a d’ailleurs remporté la bourse Ça fait changement.

« Ça nous appelle à nous dépasser. J’ai plein de sleeping bags dans mon auto ! », raconte l’animateur scout et le scout routier (18- 25 ans), qui a récemment affronté l’hiver avec le 19e Groupe Saint-Joseph de Granby, troupe Mafeking.

Le karaté, un art de vivre

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Le karaté, un art de vivre

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Marie-France Lagacé, 13 ans, est tombée dans le karaté comme Obélix dans la potion magique. Elle a commencé à pratiquer ce sport à l’âge de trois ans et elle n’a jamais arrêté, malgré les embûches, les imprévus et les découragements passagers.

« Marie-France a toujours persévéré », mentionne son père, Sylvain Lagacé, propriétaire du Centre Shin à Granby.

Des élèves de Wilfrid-Léger plus autonomes grâce à des stages

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Des élèves de Wilfrid-Léger plus autonomes grâce à des stages

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Un jeune coupe des légumes chez Subway. L’autre répare des vélos et un troisième prépare des repas. En tout, sept élèves de la classe DIM (déficience intellectuelle moyenne) de l’école Wilfrid-Léger de Waterloo effectuent des stages diversifiés. Une joyeuse façon de se perfectionner et d’apprendre diverses compétences.

Quatre milieux de travail ont accepté de prendre sous leur aile quelques élèves ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme : le Subway de Bromont, la Maison des Jeunes L’Exit et le Café Cha’tees, tous deux situés à Waterloo, et l’organisme Pleins Rayons, à Cowansville.

Jade Roy carbure au cheerleading

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Jade Roy carbure au cheerleading

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Le sport a parfois des vertus insoupçonnées. Pour bien des jeunes, c’est une source de motivation pour réussir leurs études. Pas de bonnes notes ? Pas de sports. C’est le cas de la Cowansvilloise Jade Roy qui fait de la natation en sports-études, mais aussi du cheerleading, ce qui lui a permis de se concentrer sur son avenir.

À 17 ans, Jade est en quatrième secondaire, puisqu’elle a dû refaire son secondaire un. « Je n’ai jamais vraiment aimé l’école, confie-t-elle. Quand j’ai doublé, je me suis dit que je ne voulais plus jamais revivre ça. Après l’école, j’allais au cheerleading, ce qui était très positif. J’étais plus motivée à me lever le matin. »

Karine Larivière: un exemple de persévérance

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Karine Larivière: un exemple de persévérance

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
S’il y en a une qui incarne la persévérance et la résilience, c’est bien Karine Larivière. Ce ne sont pas les nombreux refus qui ont empêché la jeune femme de garder le cap sur son objectif : devenir policière. Après sept ans et six demandes d’admission, la voilà inscrite en Techniques policières à Sherbrooke.

Après avoir pris une année sabbatique à la fin de ses études secondaires, Karine a placé sa première demande en 2012 au très contingenté programme du Cégep de Sherbrooke.

Juliette 1, diabète 0!

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Juliette 1, diabète 0!

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Le 11 juin 2018, Juliette Deschênes, alors âgée de dix ans, a reçu un diagnostic de diabète de type 1. Un choc pour elle, sa famille et ses proches. En un an seulement, la jeune fille a rapidement appris à être responsable, disciplinée et résiliente.

« Le diabète ne prend pas de pause », dit-elle, en faisant référence au livre du joueur du Canadien Max Domi, intitulé No Days off : My Life with Type 1 Diabetes and Journey to the NHL, paru l’an passé.

Elliot Gamache: le jeune fonceur

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Elliot Gamache: le jeune fonceur

Isabelle Gaboriault
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est
Lors des journées portes ouvertes dans les écoles secondaires de la région l’automne dernier, une question roulait en boucle dans la tête du jeune Elliot Gamache: à quand une option course automobile? Normal quand on est pilote et qu’à seulement 11 ans on se démarque... parmi les seniors.

On dit que la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Longtemps, Frédéric Gamache a été coureur automobile. Aujourd’hui, il travaille comme mécanicien pour une équipe granbyenne de course de voitures modifiées. Une passion qu’il a vite transmise à son fils Elliot. Le garçon n’avait que quatre ans quand il a fait ses premiers petits tours de kart sur terre battue. À cinq ans, il participait à ses premières courses. Tous les week-ends de l’été, qui s’étire pour eux d’avril à novembre, la famille Gamache (Elliot, Frédéric, Annick Blouin et leur fille Anaïs), parcourent le Québec à bord de son Winnabago pour aller aux courses. Parfois, père et fils font un crochet vers les États-Unis pour y tester leur bolide.

Laurie-Ann Laflamme, la vie plus que tout

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Laurie-Ann Laflamme, la vie plus que tout

Isabelle Gaboriault
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est
Si Laurie-Ann Laflamme devait se décrire en un mot, elle se qualifierait sans doute de chanceuse. Chanceuse d’être vivante, dans tous les sens du terme, et que cela lui permette un monde de possibilités. Comment faire preuve d’autant de lucidité à 17 ans ? En ayant frôlé la mort et en l’ayant vu repartir avec la moitié de sa famille.

Laurie-Ann Laflamme étudie en cinquième secondaire au Verbe Divin de Granby. L’école, c’est son repaire. Le lieu où elle se sent bien. « J’adore l’école ! lance-t-elle, des étoiles dans les yeux. L’éducation, c’est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir. On est chanceux d’y avoir accès. »

Des passionnés de motocross à l’extrême

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Des passionnés de motocross à l’extrême

Isabelle Gaboriault
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est
Vincent Fortin et Izack Guadagno ont enfourché une moto bien avant de commencer la maternelle. Depuis que leurs petites roues d’entraînement sont remisées, les deux ados ont fait un saut énorme dans leur art jusqu’à devenir champions québécois. Ce qui les fait vibrer? Le motocross. Un sport méconnu dont les nuages de poussière qu’il forme sur les circuits cachent une bonne dose de discipline et d’endurance.

«C’est le sport le plus demandant au monde!», lance Izack, qui aura 14 ans au moment de franchir 2020. Le jeune homme de Bromont, qui étudie en sports-études (ski) deuxième secondaire à l’école Massey-Vanier de Cowansville, a eu la piqûre du motocross à l’âge de trois ans. Une passion que partageaient alors son père Simon et son grand-père, et qui s’est transmise jusqu’à son jeune frère, Alek. Le petit bonhomme de huit ans porte d’ailleurs depuis deux ans le titre de champion canadien de motocross!

Un moment décisif pour Léonie [VIDÉO]

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Un moment décisif pour Léonie [VIDÉO]

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Pour son projet personnel au Programme d’éducation internationale de 5e secondaire à l’école l’Envolée de Granby, Léonie Fleury Paré, voit grand. Le vendredi 13 décembre prochain, elle présentera un spectacle intitulé Brouillon. Dès 20 h, à la Maison de la culture de Waterloo, elle montera sur les planches pour dévoiler ses propres compositions.

« Je pourrais faire quelque chose de plus facile comme projet, indique la jeune femme de 17 ans. Mais je me suis dit que c’était peut-être un futur choix de carrière, alors... Ce spectacle est décisif. La réussite de ce projet est significative. »

Tyty Mukendi, un élève peu commun

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Tyty Mukendi, un élève peu commun

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
On a l’habitude, dans cette chronique «Les as», de parler de jeunes qui se démarquent dans le milieu scolaire de la région. Aujourd’hui, l’as dont La Voix de l’Est vous parle est un élève persévérant, rigoureux et déterminé. Et il y a de quoi ! En plus d’être père de trois jeunes enfants, Tyty Mukendi Wa-Mulumba est retourné sur les bancs d’école au Cégep de Granby après avoir immigré au Canada, il y a quatre ans. Cette décision s’est imposée alors que ses études en médecine ne sont pas reconnues ici.

« On m’avait fait reculer de plusieurs années, alors c’était mieux que je me réoriente », se rappelle celui qui a opté pour le programme intensif en éducation spécialisée.

Les soeurs Boilard: de la glace, elles en mangent! [VIDÉO]

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Les soeurs Boilard: de la glace, elles en mangent! [VIDÉO]

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
L’une est « née » dans un aréna. L’autre regardait très jeune le hockey avec son père. Les deux sœurs Boilard de Saint-Joachim-de-Shefford, Félicia et Marilou, ont récemment donné rendez-vous à La Voix de l’Est dans leur terrain de jeu : l’aréna de Cowansville. Les jeunes filles y jouent au hockey avec aplomb, vigueur et talent. Dans une équipe de gars par-dessus le marché !

« C’est pas parce que t’es une fille que t’es moins bonne qu’un gars, lance d’emblée Marilou, 13 ans. Il y a des filles meilleures que des gars. C’est pas parce que t’es une fille que t’es poche en sport ! »

Grande admiratrice de Caroline Ouellette, joueuse canadienne de hockey sur glace de 1998 à 2018 ayant remporté quatre médailles olympiques, Marilou rêve de jouer dans l’équipe canadienne féminine de hockey ou de participer aux Jeux olympiques. Et, bien sûr, de jouer un jour « dans la même équipe que Félicia », mentionne-t-elle, en jetant un œil complice à sa petite sœur.

Les as: un trio pas comme les autres [VIDÉO]

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Les as: un trio pas comme les autres [VIDÉO]

Isabelle Gaboriault
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est
L’expansion de l’univers. La racine carrée de -1. Les nombres complexes ou imaginaires. Pendant que ces sujets abstraits provoquent des maux de tête à plusieurs étudiants, un joyeux trio de cégépiens, lui, a décidé de s’y lancer corps et âme. Comment? En créant le club d’astrophysique du Cégep de Granby. Ensemble, une fois par semaine, ils s’en donnent à cœur joie dans des formules loin d’être simples mêlant les chiffres aux lettres.

Jean-François Grondin étudie en sciences de la nature. Ses amis William Morin et Louis Martineau, eux, en sciences pures. Les trois jeunes hommes de 18 ans vivent une passion commune peu commune: celle des mathématiques et de la physique. 

Des matières qu’ils ont appris à aimer sur le tard, mais qui aujourd’hui pèsent lourd dans leur choix de carrière.

«Notre histoire est différente, mais moi, je n’étais pas bon au primaire, raconte Jean-François, de Granby. Tout a changé au secondaire quand j’ai découvert les sciences.»

Un témoignage qui rejoint celui de William. «Au primaire, je n’étais pas concentré, dévoile le jeune homme de Saint-Alphonse. Il fallait toujours me pousser pour faire mes devoirs, mes travaux. Mais en secondaire 4, j’ai développé mon intérêt pour la physique. Ma curiosité a monté d’un cran quand je suis allé visiter l’Observatoire de Mégantic.»

C’est donc entre les murs de l’école secondaire du Verbe Divin de Granby que les élèves (Louis était absent lors de la rencontre) ont vu naître leur passion pour l’univers et le grand monde des chiffres. Intérêts qui se poursuivent désormais au Cégep et qui les mèneront sans doute dans le domaine de la physique à l’université. 

«On aime parler des diverses dimensions, de l’accélération de l’univers, de formes 4D qui passent en 3D, 2D, puis en 1D, de différentes théories», illustre William.

«Ce sont des sujets variés, mais abstraits et complexes, ne cache toutefois pas Jean-François, sourire en coin. On est un peu masos! Disons qu’on abuse un peu des tableaux!»

Armé d’un stylo effaçable, celui qui se prépare à faire un bac en physique s’est lancé le défi de résoudre, noir sur blanc, bien sûr, et dans une valse où se mêlaient des t, des k, des d et les chiffres 1 et 2, une formule sur l’expansion de l’univers...


Bienvenue Nininahazwe: un grand sage à l'école de la Haute-Ville

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Bienvenue Nininahazwe: un grand sage à l'école de la Haute-Ville

Isabelle Gaboriault
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est
Un grand sage se trouve entre les murs de l’école secondaire de la Haute-Ville de Granby. Curieusement, il n’est ni enseignant ni membre du personnel de l’établissement. Lui, il étudie en francisation. Le français, qu’il maîtrise déjà très bien même s’il n’est au Québec que depuis deux ans, il entend s’en servir pour grandir, guider et aider les gens autour de lui.

Bienvenue Nininahazwe a 17 ans. Philosophiquement parlant, il en a cinq fois plus ! Sa façon de voir la vie contraste d’ailleurs avec celle des ados qu’il côtoie au quotidien. La preuve, certains lui ont collé le surnom de « mononcle ». Un sobriquet qui le fait sourire et qui le remplit de fierté, car dans son pays d’origine, la Tanzanie, les plus vieux imposent le respect et sont de bons conseils pour les plus jeunes. Exactement ce qu’il tente de mettre de l’avant à l’école comme au sein du Corps des cadets de l’armée de terre 2470 de Granby. Naturellement.

Les as: Rien n'est à l'épreuve d'Antoine et Raphaël [VIDÉO]

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Les as: Rien n'est à l'épreuve d'Antoine et Raphaël [VIDÉO]

Isabelle Gaboriault
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est
Découvrez Les as, notre série portant sur des jeunes inspirants. Cette semaine, rencontre avec Antoine et Raphaël.

Dans la hâte, et la curiosité aidant, il se peut qu’Antoine St-Germain et Raphaël Dumont demandent à ce qu’on leur lise ce texte qui parle d’eux. Pas qu’ils ne savent pas lire. Dans leur condition, c’est juste plus long. Les deux jeunes hommes sont aux prises avec un handicap visuel. Une condition loin de les gêner. D’ailleurs, dans leur vocabulaire, le mot «barrière» semble ne pas exister.

Antoine est non-voyant. L’ado de 15 ans, de Farnham, inscrit en sport-études natation à l’école secondaire Massey-Vanier de Cowansville est atteint d’une hypoplasie du nerf optique depuis la naissance. «Le nerf optique permet d’apporter l’info au cerveau, explique-t-il. Le mien est atrophié.»