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Les as

Les soeurs Boilard: de la glace, elles en mangent! [VIDÉO]

L’une est « née » dans un aréna. L’autre regardait très jeune le hockey avec son père. Les deux sœurs Boilard de Saint-Joachim-de-Shefford, Félicia et Marilou, ont récemment donné rendez-vous à La Voix de l’Est dans leur terrain de jeu : l’aréna de Cowansville. Les jeunes filles y jouent au hockey avec aplomb, vigueur et talent. Dans une équipe de gars par-dessus le marché !

« C’est pas parce que t’es une fille que t’es moins bonne qu’un gars, lance d’emblée Marilou, 13 ans. Il y a des filles meilleures que des gars. C’est pas parce que t’es une fille que t’es poche en sport ! »

Grande admiratrice de Caroline Ouellette, joueuse canadienne de hockey sur glace de 1998 à 2018 ayant remporté quatre médailles olympiques, Marilou rêve de jouer dans l’équipe canadienne féminine de hockey ou de participer aux Jeux olympiques. Et, bien sûr, de jouer un jour « dans la même équipe que Félicia », mentionne-t-elle, en jetant un œil complice à sa petite sœur.

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Les as: un trio pas comme les autres [VIDÉO]

L’expansion de l’univers. La racine carrée de -1. Les nombres complexes ou imaginaires. Pendant que ces sujets abstraits provoquent des maux de tête à plusieurs étudiants, un joyeux trio de cégépiens, lui, a décidé de s’y lancer corps et âme. Comment? En créant le club d’astrophysique du Cégep de Granby. Ensemble, une fois par semaine, ils s’en donnent à cœur joie dans des formules loin d’être simples mêlant les chiffres aux lettres.

Jean-François Grondin étudie en sciences de la nature. Ses amis William Morin et Louis Martineau, eux, en sciences pures. Les trois jeunes hommes de 18 ans vivent une passion commune peu commune: celle des mathématiques et de la physique. 

Des matières qu’ils ont appris à aimer sur le tard, mais qui aujourd’hui pèsent lourd dans leur choix de carrière.

«Notre histoire est différente, mais moi, je n’étais pas bon au primaire, raconte Jean-François, de Granby. Tout a changé au secondaire quand j’ai découvert les sciences.»

Un témoignage qui rejoint celui de William. «Au primaire, je n’étais pas concentré, dévoile le jeune homme de Saint-Alphonse. Il fallait toujours me pousser pour faire mes devoirs, mes travaux. Mais en secondaire 4, j’ai développé mon intérêt pour la physique. Ma curiosité a monté d’un cran quand je suis allé visiter l’Observatoire de Mégantic.»

C’est donc entre les murs de l’école secondaire du Verbe Divin de Granby que les élèves (Louis était absent lors de la rencontre) ont vu naître leur passion pour l’univers et le grand monde des chiffres. Intérêts qui se poursuivent désormais au Cégep et qui les mèneront sans doute dans le domaine de la physique à l’université. 

«On aime parler des diverses dimensions, de l’accélération de l’univers, de formes 4D qui passent en 3D, 2D, puis en 1D, de différentes théories», illustre William.

«Ce sont des sujets variés, mais abstraits et complexes, ne cache toutefois pas Jean-François, sourire en coin. On est un peu masos! Disons qu’on abuse un peu des tableaux!»

Armé d’un stylo effaçable, celui qui se prépare à faire un bac en physique s’est lancé le défi de résoudre, noir sur blanc, bien sûr, et dans une valse où se mêlaient des t, des k, des d et les chiffres 1 et 2, une formule sur l’expansion de l’univers...


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Bienvenue Nininahazwe: un grand sage à l'école de la Haute-Ville

Un grand sage se trouve entre les murs de l’école secondaire de la Haute-Ville de Granby. Curieusement, il n’est ni enseignant ni membre du personnel de l’établissement. Lui, il étudie en francisation. Le français, qu’il maîtrise déjà très bien même s’il n’est au Québec que depuis deux ans, il entend s’en servir pour grandir, guider et aider les gens autour de lui.

Bienvenue Nininahazwe a 17 ans. Philosophiquement parlant, il en a cinq fois plus ! Sa façon de voir la vie contraste d’ailleurs avec celle des ados qu’il côtoie au quotidien. La preuve, certains lui ont collé le surnom de « mononcle ». Un sobriquet qui le fait sourire et qui le remplit de fierté, car dans son pays d’origine, la Tanzanie, les plus vieux imposent le respect et sont de bons conseils pour les plus jeunes. Exactement ce qu’il tente de mettre de l’avant à l’école comme au sein du Corps des cadets de l’armée de terre 2470 de Granby. Naturellement.

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Les as: Rien n'est à l'épreuve d'Antoine et Raphaël [VIDÉO]

Découvrez Les as, notre série portant sur des jeunes inspirants. Cette semaine, rencontre avec Antoine et Raphaël.

Dans la hâte, et la curiosité aidant, il se peut qu’Antoine St-Germain et Raphaël Dumont demandent à ce qu’on leur lise ce texte qui parle d’eux. Pas qu’ils ne savent pas lire. Dans leur condition, c’est juste plus long. Les deux jeunes hommes sont aux prises avec un handicap visuel. Une condition loin de les gêner. D’ailleurs, dans leur vocabulaire, le mot «barrière» semble ne pas exister.

Antoine est non-voyant. L’ado de 15 ans, de Farnham, inscrit en sport-études natation à l’école secondaire Massey-Vanier de Cowansville est atteint d’une hypoplasie du nerf optique depuis la naissance. «Le nerf optique permet d’apporter l’info au cerveau, explique-t-il. Le mien est atrophié.»