Un Granbyen est préoccupé par le manque de protection autour des arbres, alors qu'une importante quantité de matériaux générée par le chantier de la rue Lansdowne est déposée dans la rue Elm et sur une partie du terre-plein.

Les arbres mal protégés à Granby, dénonce un citoyen

Un citoyen s'inquiète pour la protection des arbres sur le territoire de la Ville de Granby. À quand une politique de l'arbre ?, s'est enquis Normand Fleury lors de la période de questions de la séance extraordinaire en début de semaine.
« La Ville assure peu de protection aux arbres. Quand on construit des maisons à Granby, souvent les terrains sont boisés et on se retrouve avec aucun arbre à la fin des travaux », a déploré M. Fleury­, technicien et conférencier­ en horticulture. 
Autre exemple probant, selon lui : l'importante quantité de matériaux générés par le chantier de renouvellement des infrastructures de la rue Lansdowne a été déposée dans la rue Elm et sur une partie du terre-plein pourvu d'arbres, entre les rues Lansdowne et Grove. 
« Il semble n'y avoir aucune zone de protection autour des arbres quand il y a des travaux. Ça m'inquiète beaucoup », a relevé M. Fleury qui craint que les feuillus­ ne s'en trouvent ainsi affaiblis. 
Le Granbyen dénonce aussi l'étêtage des arbres qui est encore souvent pratiqué sur des propriétés privées à Granby. « Quand on étête des arbres, on enlève la canopée. Ça veut dire que les arbres n'ont plus leur ramure, donc le soleil continue de réchauffer l'asphalte, de réchauffer la ville. C'est important dans une ville de garder la canopée, et non pas d'agir comme ça et de permettre l'étêtage », a expliqué Normand­ Fleury, qui n'est d'ailleurs pas le premier à dénoncer cette situation­ au conseil municipal. 
Foresterie urbaine
« Pourquoi il ne semble pas avoir de mesures à Granby pour protéger les arbres, qui sont très importants ? », a voulu savoir Normand Fleury. 
Le maire Pascal Bonin n'a pas commenté la situation de la rue Elm, mais il a relevé que certaines conditions de chantier font parfois en sorte que l'espace de travail est restreint, comme pour la réfection du barrage du lac Boivin en cours, qui a obligé à déplacer la piste cyclable et à couper certains arbres. « Mais à moment donné, il faut faire les travaux qui sont importants, cruciaux pour la Ville. Des fois, il peut y avoir des dommages sur la nature par rapport à des travaux d'envergure. Mais c'est sûr que quand on regarde le gain pour les travaux du barrage, l'eau potable, c'est un must », a fait valoir le maire. 
Ce dernier a cependant précisé que le conseil municipal devrait se prononcer prochainement sur un dossier d'investissements en « foresterie urbaine », élaboré par le comité environnement de la Ville. « Ce sera au conseil de voir où il veut loger », a dit Pascal Bonin sans préciser davantage la teneur du dossier à l'étude. 
Pourquoi Granby n'a-t-elle pas une politique de l'arbre ?, a réitéré Normand Fleury.
« Je n'aime pas le terme "politique de l'arbre" parce que c'est large et que ça peut aller dans beaucoup de sens. J'aime mieux parler de foresterie urbaine parce que c'est la forêt de Granby et de ses alentours », a laissé tomber Pascal Bonin, qui assure que l'administration municipale travaille sur ce dossier depuis quelques semaines déjà. 
Incidemment, le candidat à la mairie, Yves Bélanger, s'est prononcé lundi en faveur de l'adoption d'une politique de l'arbre, lors d'un point de presse traitant de l'environnement.