De nombreux ambulanciers ont fait du piquetage samedi, trompettes et pancartes à la main.

Les ambulanciers «prêts à aller jusqu'au bout»

Une dizaine d'ambulanciers en grève ont fait du piquetage, trompettes et pancartes à la main, devant leurs bureaux, samedi avant-midi à Cowansville.
«Alors que les négociations sont à un point mort, on demande à ce que le gouvernement revienne à la table. Nous serons en grève tant que ce n'est pas réglé», lance le président du SPPM, Gaétan Dutil.
« Alors que les négociations sont à un point mort, on demande à ce que le gouvernement revienne à la table (de négociations). Nous serons en grève tant que ce n'est pas réglé. Notre convention collective est échue depuis le 31 mars 2015 », a lancé avec aplomb le président du Syndicat des paramédicaux et du préhospitalier de la Montérégie (SPPM), Gaétan Dutil, alors que ses collègues faisaient résonner des flûtes pour dénoncer la situation. 
Au même moment, des rassemblements semblables se déroulaient à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Saint-Bruno-de-Montarville. « C'est symbolique comme manifestations, mais d'autres choses sont à venir. Nous sommes prêts à aller jusqu'au bout », indique M. Dutil. Les ambulanciers et répartiteurs médicaux d'urgence syndiqués à la CSN de la Montérégie se sont aussi joints au mouvement de leurs collègues de Montréal, de Laval, de l'Estrie, de Charlevoix, de Québec, entre autres. 
Parmi leurs revendications : la hausse des salaires, la bonification du régime de retraite, de même que l'abolition des horaires de faction, qui nécessitent une disponibilité en tout temps. « Les questions normatives, qui ne sont pas liées aux enjeux salariaux, sont réglées avec la Corporation des services d'ambulance du Québec (CSAQ) », indique M. Dutil.
« Tant que le Ministère ne sera pas à la table, on ne pense pas que ça pourra avancer. Ça risque d'être très long sinon », estime le président du SPPM.
Les négociations se sont compliquées partout au Québec par le fait qu'en avril dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux s'est retiré pour déléguer son pouvoir de négociation aux entreprises et aux coopératives ambulancières. S'il leur octroie des budgets en conséquence, celles-ci estiment toutefois ne pas être fixées sur la totalité du budget dont elles disposeront sur une période de cinq ans - ce qui leur pose problème au moment de conclure une entente avec les syndicats­ sur cinq ans.
Les services essentiels continuent d'être assurés en Montérégie, les moyens de pression étant principalement de nature administrative. Ils concernent par exemple la rédaction de certains formulaires, le nettoyage extérieur des ambulances et le respect du protocole de communication­ radio.
La CSN représente quelque 3600 paramédicaux à travers la province.
Avec La Presse canadienne