La semaine dernière, plus de 150 personnes ont assisté à l’assemblée générale annuelle de la branche montérégienne du syndicat. Une résolution a été adoptée à cette occasion pour dénoncer le nouvel accord de libre-échange.

Les agriculteurs de l'UPA Montérégie dénoncent le nouvel accord de libre-échange

Les agriculteurs membres de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Montérégie se mobilisent pour dénoncer ce qu’ils considèrent être une « trahison » de la part du gouvernement fédéral dans la renégociation de l’ALENA, qu’on connaît maintenant comme l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC).

La semaine dernière, plus de 150 personnes ont assisté à l’assemblée générale annuelle de la branche montérégienne du syndicat. À ce moment, une résolution a été adoptée pour dénoncer le nouvel accord de libre-échange, qui selon les producteurs « affaiblit la gestion de l’offre une fois de plus comme ce fut le cas lors de l’accord avec l’Union européenne et le Partenariat Transpacifique ».

Bien plus que la gestion de l’offre dans le secteur laitier, l’UPA Montérégie allègue que le nouvel accord fragilise tous les pans de l’industrie, qui génère, dans la Montérégie seulement, un produit intérieur brut de plus d’un milliard de dollars, de même que plus de 15 000 emplois. Le syndicat de producteurs s’attend à des impacts sur la vitalité économique des communautés, particulièrement en milieu rural où l’agriculture représente l’une des activités au cœur de la vie locale.

« Nous sommes face à des enjeux économiques qui vont bien au-delà de la production laitière. Une ferme prospère crée de la richesse : elle achète, investit et emploie de la main-d’œuvre localement. Déjà, les comportements irrespectueux et malhonnêtes de nos voisins américains déstabilisent plusieurs marchés agricoles. Le porc et les grains sont aussi grandement affectés. Nous avons besoin d’un gouvernement fort pour conserver notre agriculture vivante. Le manque de courage de Justin Trudeau est une menace pour la souveraineté alimentaire du Canada », indique le président de l’UPA Montérégie, Christian St-Jacques.

Les élus fédéraux pointés du doigt

Cette entente est d’autant plus frustrante que les dix députés fédéraux libéraux élus en Montérégie ne se sont pas levés pour défendre les producteurs de la région, allègue M. St-Jacques. « C’est une honte ! dit-il, ajoutant que la faiblesse de Justin Trudeau et son incapacité à se tenir debout devant Donald Trump sont une trahison pour les agriculteurs, ainsi que pour tous les Québécois. »

Les producteurs agricoles montérégiens comptent bien se mêler de la prochaine campagne électorale fédérale, prévue l’an prochain.