De gauche à droite : Yvon Boucher, président des producteurs de Lait Montérégie Est, Charles Graveline , producteur, Simon-Pierre Savard-Tremblay, député de Saint-Hyacinthe-Bagot et VP du comité permanent Commerce international et Pierre-Thibault, administrateur Syndicat Rivière-Noire.
De gauche à droite : Yvon Boucher, président des producteurs de Lait Montérégie Est, Charles Graveline , producteur, Simon-Pierre Savard-Tremblay, député de Saint-Hyacinthe-Bagot et VP du comité permanent Commerce international et Pierre-Thibault, administrateur Syndicat Rivière-Noire.

Les acteurs du lait joignent leurs voix à celle du député de Saint-Hyacinthe—Bagot

Le député de Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, invite la population à chercher le logo de la vache bleue assorti de l’inscription «Les Producteurs laitiers du Canada. Lait de qualité» sur les emballages des différents produits laitiers, afin de soutenir l’industrie laitière. Il craint pour la santé de l’industrie laitière après l’entrée en vigueur, le 1er juillet, de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACÉUM).

«L’ACÉUM, entré en vigueur le 1er juillet, représente des pertes réelles pour les productrices et producteurs ainsi que les transformatrices et transformateurs, oeuvrant dans le secteur laitier, plaide celui qui est aussi vice-président du Comité permanent international à la Chambre des Communes du Commerce. Les produits laitiers américains prendront une place accrue sur nos étagères, car l’accord leur concède 3,9 pour cent des parts de marché.»

Les pertes pour le marché canadien pourraient s’élever à 330 M$ par année, et ce, à perpétuité, indique le président des Producteurs de lait de la Montérégie-Est, Yvon Boucher.

Alors que les producteurs de lait canadiens enregistrent actuellement des surplus allant importants en raison de la baisse de la demande durant la pandémie, les nouvelles normes adoptées en vertu de l’ACÉUM entraîneront une réduction des exportations pouvant aller jusqu’à 50% en fonction du plafond annuel, ajoute le président des Producteurs de lait de Montérégie-Est.

«Pour tous les produits laitiers transformés (yogourt, fromage, etc.), le logo arborant la petite vache bleue est une valeur sûre : il nous assure que le lait utilisé pour leur confection vient d’ici et donc qu’il respecte les plus hauts standards en matière de normes sociales, environnementales et de bien-être animal», plaide Yvon Boucher.

Le logo de la vache bleue assortit de l’inscription «Les Producteurs laitiers du Canada. Lait de qualité» assure que le produit laitier (lait, fromage, yogourt, crème glacée) est un produit fait de lait et d’ingrédients laitiers 100 % canadiens.

Plus vert et plus sain

« L’utilisation d’hormones est interdite au Canada, une interdiction que Les Producteurs de lait du Québec ont été les premiers à réclamer. Sans compter que sur le plan écologique, notre industrie laitière est admirable, étant l’une de celles qui consomment le moins d’eau et qui émettent le moins de carbone au monde pendant le processus de production, et que, depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre des fermes laitières de chez nous n’ont cessé de diminuer», note le député de Saint-Hyacinthe-Bagot.

Simon-Pierre Savard-Tremblay entend poursuivre les pressions pour que les producteurs laitiers obtiennent les compensations financières promises par Ottawa, qui restent encore à chiffrer, ainsi que le deuxième versement des indemnités promises lors de la ratification de l’Accord économique et commercial global avec L’Europe et de l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste avec l’Asie, qui se font toujours attendre.

Le Québec produit 40% du volume de lait canadien, emploie quelque 83 000 personnes et rapporte annuellement 1,3 milliard de dollars à l’État.