François Bachand est cuisinier depuis 40 ans et ne vend que des produits locaux cuisinés sur place dans sa boutique L’Épicier du coin, à Cowansville.
François Bachand est cuisinier depuis 40 ans et ne vend que des produits locaux cuisinés sur place dans sa boutique L’Épicier du coin, à Cowansville.

L’épicier du coin, 100 % local à Cowansville

Alors que l’engouement pour l’achat local et l’autosuffisance augmentent en popularité, François Bachand, «l’épicier du coin» de Cowansville, confectionne ses plats avec les fruits et légumes qui poussent directement dans son propre jardin, et ce, depuis des années.

«Je crois que ça me vient de l’enfance, on a toujours eu un jardin. On faisait pousser les pommes de terre avec les germes de celles qu’on gardait dans la cave et qu’on plantait.»

L’achat local, dit le cuisinier, a grandement frappé l’imaginaire des gens ces derniers mois.


« On ne réalisait pas l’importance d’être autosuffisant, de faire pousser ses propres choses. Avant, on n’imaginait pas à quel point c’était important, et ça a rendu les gens nerveux. On veut moins dépendre des étrangers. »
François Bachand

Frais et bio

Avant d’être une boutique vendant des produits cuisinés par M. Bachand et des produits locaux, L’épicier du coin était un restaurant de fine cuisine, Le Nomade, qui a fermé ses portes il y a environ trois ans.

Puis, afin d’être «plus grand public», M. Bachand, cuisinier depuis 40 ans, a décidé d’ouvrir une petite épicerie où il vendrait ses quiches, tartes, mets cuisinés, saumon fumé à l’érable, sauces, soupes, marmelade, confitures, etc.

«Les gens viennent surtout parce que c’est frais, les ingrédients proviennent de mon jardin. Et ce sont de petites portions, donc il y a moins de gaspillage.»

Dans son jardin biologique de près d’un acre, à Dunham, le cuisinier, qui a voyagé dans plus de 80 pays, cultive haricots, zucchinis, carottes, fraises, beaucoup de variété de tomates, et plus encore, qu’il vend en vrac dans sa boutique, lorsque récoltés.

Une belle façon de valoriser les produits de chez nous. «Parce que les légumes qui sortent du jardin, ça goûte pas pareil.»