Lyne Laverdure, Anne-Sophie Legault, Chantal Beauchemin et Stéphanie Desmeules ont mis de côté leur affiliation politique pour discuter d’environnement, samedi.

L’environnement impose sa couleur

Les candidates Chantal Beauchemin, Lyne Laverdure, Anne-Sophie Legault et Stéphanie Desmeules ont mis de côté leur affiliation politique pour discuter environnement, samedi midi, au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin, à Granby.

François Bonnardel, de la CAQ, et Pierre Bélanger, du Parti conservateur du Québec, n’ont pas répondu à l’invitation lancée par Chantal Beauchemin, selon cette dernière. 

Comme la rencontre était apolitique, aucun engagement n’en est donc ressorti. Au terme d’une heure trente de discussion, les candidates en sont venues à la conclusion que l’environnement est un enjeu important,  peu importe le parti politique. 

Mme Laverdure, du Parti libéral du Québec, souligne l’importance de la santé de l’eau et qu’il y a du travail à faire pour la rivière Yamaska, l’une des plus polluées du Québec. Elle rappelle d’ailleurs l’existence du Plan directeur de l’eau de la MRC de La Haute-Yamaska. 

Mme Legault, de Québec solidaire, a quant à elle dressé une liste de gestes qu’il est possible de poser quotidiennement pour réduire son empreinte environnementale. 

Mme Desmeules, du Parti vert dans Orford, qui remplaçait sa collègue dans Granby, croit que l’environnement doit être considéré dans tous les engagements portés par les différents candidats. 

« Si on unit nos forces, si on est tous unis sans parti et qu’on réfléchit et qu’on met de l’avant des solutions pour préserver notre environnement, on va être plus efficace. C’est pour ça que j’avais envoyé l’invitation à tout le monde, parce que je sais que tous les gens qui se présentent en politique ont à cœur leur communauté, peu importe leur parti », a pour sa part affirmé Chantal Beauchemin, dont l’initiative de la marche en blanc pour l’environnement s’est transformée en pique-nique. 

« On n’a pas le choix d’agir »

Si elles arboraient toutes leur macaron de parti respectif, aucune n’a voulu se mouiller et promettre quoi que ce soit. Il s’agissait en fait d’un prétexte pour attirer l’attention sur cet enjeu, même si la vision de chaque parti est différente. 

« Quel que soit le parti, on n’a pas le choix d’agir », rappelle Lyne Laverdure.

Si l’enjeu est crucial — les études scientifiques lancent un cri d’alarme depuis plusieurs années —, nombreux sont ceux qui dénoncent le manque d’engagement des gouvernements. « Il faut mettre des lunettes vertes sur chacune des sphères [de l’économie]. Si on pense vert, on va penser positif, croit Stéphanie Desmeules. Comment on peut améliorer notre économie en favorisant l’environnement ? Si on planche là-dessus, on va trouver. »

Mme Beauchemin est contente de la réponse de la population, même si seulement quelques personnes, majoritairement connues des quatre candidates, se sont présentées au CINLB pour l’occasion. « Il faut commencer quelque part, dit-elle. Je n’ai pas de déception liée au fait qu’on n’était pas plusieurs. »

« On se parle depuis 11 h 30, on est tous en accord avec le fait de préserver l’environnement. Ce n’est pas une volonté individuelle, mais commune », renchérit Mme Laverdure, qui assure qu’elle poussera le dossier de l’environnement auprès des Libéraux.