L’entente survenue entre la Ville de Granby et le promoteur Michel Duchesneau pour remettre en état la bande de protection boisée, où du déboisement illégal a été réalisé dans le prolongement de la rue de Verchères, est bien accueillie par des résidants affectés par ces travaux à l’arrière de leur terrain.
L’entente survenue entre la Ville de Granby et le promoteur Michel Duchesneau pour remettre en état la bande de protection boisée, où du déboisement illégal a été réalisé dans le prolongement de la rue de Verchères, est bien accueillie par des résidants affectés par ces travaux à l’arrière de leur terrain.

L’entente entre la Ville de Granby et Michel Duchesneau saluée par des résidants

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
L’entente survenue entre la Ville de Granby et le promoteur Michel Duchesneau pour remettre en état la bande de protection boisée, où du déboisement illégal a été réalisé dans le prolongement de la rue de Verchères, est bien accueillie par des résidants affectés par ces travaux à l’arrière de leur terrain.

«On est vraiment satisfaits de voir les actions que la Ville a entreprises. C’est vraiment un exemple, je pense, pour les autres villes autour. Ça veut dire qu’à Granby, on n’accepte plus ça. Ce sont des choses qui se faisaient peut-être dans le passé, mais plus maintenant avec le virage vert que les villes veulent entreprendre», a réagi mardi Élysa Boucher.

Elle et son conjoint, Sébastien Désilets, avaient dénoncé le mois dernier les travaux de déboisement qui ont été effectués dans la bande tampon boisée qui devait demeurer en place entre leur terrain de la rue de Versailles et le prolongement de la rue de Verchères, dans le cadre d’un Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA) adopté en 2016.

Le couple, de même que leurs voisins Robert Cabana et sa conjointe Natalie Préfontaine, également affectés par l’abattage d’arbres, souhaitaient d’ailleurs que la Ville réclame une remise en état des lieux.

Pas de commentaires

Lors de la récente séance du conseil municipal, le maire, Pascal Bonin, a affirmé que l’entente survenue avec Michel Duchesneau prévoit que celui-ci aura un an pour remettre les lieux en état, à ses frais.

Parmi les autres conditions prévues à l’entente: «les végétaux plantés devront avoir un taux de survie minimal de 90 % après trois ans». Des vérifications annuelles seront effectuées à cet effet par un ingénieur forestier embauché par la Ville aux frais du promoteur, est-il précisé.

En contrepartie, le permis de lotissement, dont l’émission avait été suspendue le mois dernier, devrait être délivré au promoteur et son entreprise Jonesco au plus tard le 31 août prochain, une fois l’entente entérinée par les deux parties. Si elle n’est pas signée à cette date, l’entente sera déclarée nulle.

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Joint mardi, Michel Duchesneau a par ailleurs préféré réserver ses commentaires. Il souhaite d’abord obtenir le permis qui lui permettra de démarrer la phase deux du développement des Jardins Quévillon pour laquelle des «clients attendent depuis huit ans». «J’ai tenu compte de ces gens-là dans mon désir de régler et de faire avancer», a-t-il expliqué.

Élysa Boucher et Sébastien Désilets ont pour leur part l’intention de demeurer «vigilants», car, pour le moment, toutes leurs questions sur la reprise du développement et le passage d’une ligne électrique qui avait entraîné l’abattage des arbres n’ont pas encore obtenu une réponse.