Il ne s’en cache pas. Jacques Archambault est un passionné de Noël, mais aussi un grand collectionneur.
Il ne s’en cache pas. Jacques Archambault est un passionné de Noël, mais aussi un grand collectionneur.

«L’enfant en moi ne veut pas mourir»

Difficile de ne pas plonger dans la magie des Fêtes en entrant chez Jacques Archambault. Le résident de Granby a amorcé l’installation de ses nombreux villages de Noël tout de suite après l’Halloween. « Ça m’a pris trois semaines pour les monter », dit-il.

Lorsqu’il était jeune, M. Archambault se rappelle qu’il décorait avec sa mère le pied du sapin avec les personnages de la crèche.

Ce moment privilégié avec elle l’a marqué. Tellement que lorsqu’elle est décédée, les premiers souvenirs qui lui sont revenus sont ces instants précieux des Fêtes. 

Après s’être marié et avoir eu des enfants, M. Archambault s’est lancé dans la réalisation de ces petits villages qui évoluent au fil des ans.

En près de 30 ans, il estime avoir investi environ 20 000 $ dans cette passion. 

Cet amoureux de Noël prend soin de créer une mise en scène afin que chacune d’entre elles raconte une histoire.

Un peu comme un guide au musée, M. Archambault s’est plu à faire un tour d’horizon à La Voix de l’Est.

« J’adore avoir de la visite, surtout quand les gens sont intéressés [à mon travail] », lance l’homme de 80 ans qui ne fait pas son âge.

Dans la salle manger, on arrive face à face avec la scène « Nostalgie de Noël », probablement celle dont il est le plus fier puisqu’elle a remporté les prix du public et des juges lors d’un congrès de collectionneurs à Québec en 2007. 

On y voit des enfants chez leur grand-père en fin d’après-midi. « Il y a les petits chanteurs près de l’église qui se pratiquent pour la messe de minuit. Comme c’est la veille de Noël, les voyageurs arrivent en train », détaille-t-il. 

S’ajoutent le coin « Noël médiéval du XIIe siècle », un carnaval de glace, le coin des lutins malfaisants et plusieurs autres. 

Un village côtier du Bas-Saint-Laurent occupe l’espace dans le salon. Le phare, le son des goélands, l’église et l’école font partie du décor. Tout a été méticuleusement placé et réfléchi afin de plonger dans cet univers.

Le village «Nostalgie de Noël»

Un collectionneur

Il ne s’en cache pas. M. Archambault est un passionné de Noël, mais aussi un grand collectionneur. 

Il se procure tous les objets dans une boutique spécialisée de Noël basée aux États-Unis. 

Chaque année, la compagnie sort de nouveaux modèles « qu’on ne retrouverait pas chez Rona », assure M. Archambault.

« Tu t’ambitionnes tellement que tu n’as plus de place où les mettre », lance-t-il.

Une maison peut valoir 140 $ tandis que trois figurines peuvent se détailler à 45 $, dit-il. 

Une passion qu’il souhaite partager avec les autres, car il fait partie d’un club de collectionneurs.

« On est des fous de Noël, lance-t-il, sourire en coin. On s’échange des idées, on se visite et on s’inspire les uns les autres. »

Un village côtier du Bas-Saint-Laurent occupe l’espace dans le salon. Le phare, le son des goélands, l’église et l’école font partie du décor. Tout a été méticuleusement placé et réfléchi afin de plonger celui qui observe dans un univers magique.

Sa «spécialité»

Mais qu’est-ce que serait un village de Noël sans lumières ni musique ?

M. Archambault s’assure à ce que ses villages soient vivants. Il a mis ses années de services comme technicien électronique chez Radio-Canada à contribution pour réaliser les ciels de ses maquettes. Ceux-ci sont parsemés d’étoiles illuminées à l’aide de fibre optique, ce qui fait en quelque sorte sa spécialité dans le milieu. 

Et pour éteindre les lumières, pas question de le faire un village à la fois. Une seule manette lui permet de contrôler la lumière.

Avec plus d’un tour dans son sac, M. Archambault a caché à travers ses décors des lecteurs CD afin d’ajouter une musique correspondant à l’époque et l’ambiance du village. Même le village du Bas-Saint-Laurent est muni d’un détecteur de mouvement pour activer le son des goélands lorsque quelqu’un s’approche.

Chose certaine, sa passion pour Noël et les objets de collection l’anime.

« C’est ce qui me garde vivant. L’enfant en moi ne veut pas mourir », a lâché M. Archambault avant que la journaliste ne le quitte.