Le premier Enduro Trail de Bromont proposait des sentiers techniques, ce qui a plu aux coureurs et aux canicoureurs.

L'Enduro Trail appelé à grandir

Avec ou sans chien, 140 coureurs ont participé à une course très technique, samedi matin, à l’occasion de l’Enduro Trail de Bromont. Ce premier événement du genre semble promis à un bel avenir.

Les coureurs en solo et les canicoureurs ont cohabité lors de cette matinée de course. « C’est quelque chose qui va se développer, assure Geneviève Baril, co-organisatrice de l’événement. Les gens qui sont venus sont surtout des locaux, mais notre objectif éventuellement va être d’attirer les gens d’ailleurs. Je pense qu’avec les bons commentaires concernant les parcours, ça va donner envie aux autres pour l’année prochaine. »

Meg-Ann Gingras, du Club de canicross de l’Estrie, a déjà eu l’occasion de participer à plusieurs courses à travers le Québec. « Geneviève s’est surpassée avec cette course-là. Le parcours est impeccable. On en a fait d’autres ailleurs au Québec et c’est vraiment une des plus belles que j’ai faites en terme de parcours. »

Sirius Sports Canins et le Club de trail de Bromont n’ont jamais offert une course aussi technique, ajoute Mme Baril. Les parcours étaient tracés en montagne avec des sentiers étroits.

« Il y a des bouts où il a fallu qu’on marche parce que, même avec la traction des chiens, ce n’était pas suffisant, remarque Mme Gingras, qui a couru le 10 km avec son partenaire à quatre pattes. Pour les chiens aussi c’était difficile parce que, plus tu montes, moins il y a d’arbres, alors le soleil apparaissait. On a beau être le matin, ça commençait à être chaud. »

La vue au sommet en valait le coup, ajoute-t-elle.

« C’est un beau parcours technique, il y a beaucoup de racines, de roches, précise l’adepte du canicross. Des fois, le chien vire à gauche, toi tu t’enlignes pour aller à droite, il faut que ton chien ait une écoute parfaite. Quand on descend, ça va très très vite. Il faut qu’il sache ralentir. »

Son amie Caroline Boudriau-Raymond a elle aussi couru le 10 km, mais seule. Blessé aux pattes, son partenaire de course ne pouvait pas l’accompagner. « C’est difficile de le faire sans chien, il faut se motiver, constate-t-elle. Tu peux voir un peu plus ce que tu vaux sans tout le temps te fier à la traction. D’habitude, avec ton chien, tu suis, tu donnes des indications et tu profites de son accélération. »

Avery et Elyane
De belles histoires se cachaient dans les rangs des coureurs, comme celle de Elyane Pitre, une junior vedette de Sirius Sports Canins. La jeune coureuse a commencé à faire du canicross avec son père, le chien de la famille et un deuxième chien emprunté.

La chienne avec laquelle elle a couru le 5 km, samedi, est un labrador américain du nom d’Avery. Candidate pour travailler aux douanes canadiennes, Avery n’avait finalement pas été retenue. « L’éleveur l’a amenée chez Sirius pour trouver une bonne famille pour courir avec elle. Elle est bonne là-dedans. Mon père a couru avec elle et il l’aimait bien. »

Depuis, Avery a été adoptée et court régulièrement avec Elyane. « Je fais des courses tous les week-ends avec elle ! »