Le candidat à la mairie, Yves Bélanger, ne s'opposera pas au projet de centre aquatique, a-t-il affirmé mercredi.

«L'élection n'est pas le 1er juin»

Bien qu'il continue à trouver élevés les coûts de construction du nouveau centre aquatique, le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger, n'ira pas signer le registre du règlement d'emprunt ouvert à l'hôtel de ville les 31 mai et 1er juin prochains.
« Je ne ferai pas de bataille contre le projet », a-t-il déclaré mercredi. 
« Ma position ne change pas. J'ai toujours trouvé que les coûts de la nouvelle piscine sont élevés et je voulais m'assurer que ça ait le moins d'impact possible sur le fardeau fiscal des citoyens. Mais la donne a changé parce que le nouveau montage financier préparé par la Ville de Granby démontre qu'il n'y aura pas de taxes spéciales pour la piscine sur le compte de taxes. Ma préoccupation était là », a affirmé M. Bélanger.
Le conseil municipal a annoncé en début de semaine que la Ville empruntera 8 millions $ pour financer sa part des travaux et que le projet n'aura aucun impact sur le compte de taxes des citoyens. Cela fera cependant grimper la dette à 82,2 millions $ ; une somme malgré tout en deçà de ce qu'elle était lorsque le conseil municipal actuel est entré en fonction à la fin de 2013, a souligné le maire Pascal Bonin. 
Les gouvernements fédéral et provincial ont aussi récemment confirmé leur participation à ce projet, avec l'octroi d'une subvention totalisant près de 20,5 millions $. 
« Il y a un très bon travail qui a été fait par le député fédéral, Pierre Breton. Je pense que ce serait ridicule et fou de ma part de partir en opposition sur ce projet-là et de faire dépenser des sous à la Ville pour un éventuel référendum », estime Yves Bélanger. 
Pas un enjeu
Alors que le maire Bonin, qui brigue un deuxième mandat, a affirmé que son adversaire devra « bloquer le registre », « s'il veut la mairie », Yves Bélanger juge, pour sa part, que « le dossier est réglé ». 
« Ce n'est pas un enjeu de campagne. L'élection n'est pas le 1er juin. Elle est vraiment le 5 novembre. Ma préoccupation est maintenant de m'assurer de présenter ma vision de la Ville, qui est beaucoup plus large qu'une simple piscine. On va faire campagne durant les prochaines semaines, les prochains mois. Ça nous donnera l'occasion de croiser le fer de nouveau sur différentes thématiques autres que la piscine », dit l'aspirant maire. 
Ce dernier dit voir d'autres priorités et d'autres investissements à venir, entre autres pour assurer l'approvisionnement et la qualité de l'eau potable. « Si on ne veut pas trop amputer notre marge d'emprunt pour pouvoir rénover, améliorer et entretenir nos infrastructures, je voulais un projet plus raisonnable pour la piscine. Mais considérant le nouveau montagne financier et les subventions externes, le projet devient plus viable et abordable pour l'ensemble de la communauté », calcule Yves Bélanger, sans toutefois chiffrer ce qui aurait pu être un projet « raisonnable » à ses yeux. 
Les coûts totaux (taxes incluses) du futur centre aquatique, qui doit être construit sur une portion du parc Dubuc, sont estimés à 36,2 millions $. La Ville prévoit toutefois recevoir 4,6 millions $ en retour de taxes. Les élus ont aussi convenu de puiser dans le surplus accumulé pour payer 3 millions $ comptant et réduire la part de la Ville d'autant. 
S'il n'y a pas une mobilisation massive contre le projet à l'étape du registre, la première pelletée de terre du centre aquatique pourrait être donnée en septembre. La durée des travaux est de deux ans. Il faudrait plus de 1265 signatures pour obliger les élus à réviser leurs plans.