Le journaliste de La Voix de l'Est Richard Gosselin, photographié en 2007.

Le journaliste passionné Richard Gosselin s'éteint

Après une carrière mouvementée à couvrir les affaires criminelles et judiciaires, l'ex-journaliste de La Voix de l'Est Richard Gosselin s'est éteint paisiblement le 13 mars, entouré de ses proches. Il avait 66 ans.
Surnommé affectueusement «Hollywood» par ses amis et collègues pour son style flamboyant et son goût pour l'adrénaline, il a été une figure marquante du quotidien de la rue Dufferin durant la trentaine d'années où il y a oeuvré, soit du milieu des années 1980 jusqu'à sa retraite en 2005. Il était apprécié autant pour sa bonne humeur et sa générosité que pour sa prose fluide, ses connaissances étendues et son réseau de contacts.
Originaire de Sherbrooke, M. Gosselin a d'abord été greffier à la cour, puis employé de la municipalité de Rock Forest. Il a ensuite fait le saut en journalisme, à Granby, où il s'est forgé une réputation de reporter qui n'a pas froid aux yeux. Abonné aux ondes policières, il n'hésitait pas à accourir, jour et nuit, vers les scènes de crimes et d'accidents, arrivant parfois avant les secours ou la police. En ces occasions, il venait en aide aux blessés et il lui est arrivé d'intercepter lui-même des contrevenants.
De la course à la Bourse
Il s'est découvert une autre passion à sa retraite de La Voix de l'Est: la spéculation boursière, métier qu'il pratiquait de chez lui et avec un certain succès. Plusieurs années plus tard, et tel qu'il l'avait souhaité, il a rejoint le monde du silence en faisant appel à l'aide médicale à mourir.
«Pour lui, c'était une délivrance, a indiqué lundi sa conjointe des 30 dernières années, Helen Clowery. Il ne voulait pas qu'on pleure. C'était important pour lui de partir serein.» Mme Clowery tient à remercier l'équipe des soins palliatifs du CLSC de la Haute-Yamaska pour ses bons soins.